PAG – ensembles sensibles

La Ville de Luxembourg a prévu de modifier ponctuellement son plan d’aménagement général (partie écrite et partie graphique) visant l’extension de la zone protégée des « ensembles sensibles ».

La proposition de ces modifications est déposée pendant 30 jours complets, à partir du 6 février 2015 à la maison communale où le public pourra en prendre connaissance.

Suivant l’article 13 de la loi modifiée du 19 juillet 2004 concernant l’aménagement communal et le développement urbain, les observations et objections contre les modifications proposées doivent être présentées par écrit au collège des bourgmestre et échevins, dans un délai de trente jours à partir du 6 février, ceci sous peine de forclusion.

Un résumé de la proposition des modifications peut être consulté sur le site Internet de la Ville www.vdl.lu.

Des renseignements complémentaires peuvent être obtenus auprès du service de l’urbanisme aux numéros de téléphone 4796-2581 et 4796-2617.

Rapport de la réunion de dialogue des quartiers Gare et Ville Haute

La réunion de dialogue du quartier de la Gare et de la Ville-Haute a eu lieu le 13 mai 2014 dans le centre culturel de la Gare. Plus de 40 personnes ont participé à la dernière des 10 réunions de dialogue, qui ont lieu dans le cadre de la révision du PAG de la Ville de Luxembourg. Le grand nombre de participants à cette réunion montre l’intérêt particulier des résidents et visiteurs, qui souhaitent s’investir dans la conception du futur développement de leur quartier respectif.

Après un mot de bienvenue de Lydie Polfer, bourgmestre de la Ville de Luxembourg, Chantal Zeyen du bureau d’études Zeyen+Baumann a brièvement présenté les caractéristiques démographiques de la ville et des quartiers respectifs ainsi que les résultats de l’enquête en ligne des répondants du quartier de la Gare & Ville Haute.

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Par la suite, les personnes présentes ont été invitées à former 4 groupes de discussion, accompagnés par des urbanistes participant à l’élaboration du nouveau PAG de la Ville de Luxembourg. Les membres de ces groupes ont été invités à discuter ouvertement et pendant une heure, sur les sujets suivants :

  • Points forts et faibles de leur quartier respectif,
  • Priorités de développement pour leur quartier respectif,
  • Idées et mesures concrètes pour améliorer la qualité de vie dans leur quartier.

A la fin de la réunion de dialogue, Lydie Polfer a remercié cordialement toutes les personnes présentes d’avoir contribué à cette expérience particulièrement positive. De plus, elle tient à assurer que les remarques, critiques, suggestions et idées seront, dans la mesure du possible, prises en considération lors de l’élaboration du nouveau PAG, qui sera présenté de manière officielle mi-2015. Dès à présent, elle invite le public à la réunion finale qui aura lieu le 1er juillet 2014 à 18h30 au centre culturel « Tramsschapp » au Limpertsberg et qui clôturera le projet de participation citoyenne.

Plusieurs constats et propositions n’ayant pas un rapport direct avec la refonte du PAG ont été relevés au sein des groupes de discussion. Ces constats et propositions ne sont pas repris dans le présent rapport mais seront transmis aux services municipaux compétents.

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Gare et Ville Haute

Les résidents du quartier Gare caractérisent celui-ci comme étant un quartier vivant, cosmopolite et multiculturel qu’ils souhaitent préserver en tant que tel. Le quartier Gare regroupe l’ensemble des infrastructures publiques nécessaire à la vie du quartier, une multitude de commerces, accessibles et variés, ainsi que des restaurants, cafés et autres services à la personne, tels qu’un centre hospitalier, un centre pour personnes âgées, des centres de soins ou de remise en forme, (…).

Le quartier Gare dispose aussi d’une offre culturelle variée et de nombreuses animations attractives et accessibles à tout public. Les espaces de rencontre sont nombreux et conviviaux. La place de Paris dispose de plusieurs commerces, services et cafés – restaurants avec terrasse.

En revanche, les espaces verts publics centraux et accessibles à tous font défaut dans le quartier, à l’exception de la vallée de la Pétrusse qui ceinture la partie nord du quartier. C’est pourquoi, les résidents proposent l’ouverture au public du parc Heinz van Landewyck. Une autre proposition a été de transformer certains intérieurs d’îlot en jardins communautaires.

La vallée de la Pétrusse, barrière physique entre le quartier de la Gare et la Ville Haute, en raison de la topographie abrupte, est un atout incontestable pour le quartier en raison de sa végétation abondante (poumon vert) et des possibilités récréatives qu’elle offre. Les résidents y sont très attachés et souhaitent la préserver dans son état naturel. Ils proposent simplement de compléter l’installation d’espaces récréatifs, et de quelques infrastructures sportives et de loisirs, et de types éléments de fitness de plein-air. Ils souhaitent que cet espace devienne un lieu de rencontre pour les citoyens.

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Le quartier Gare est certainement le quartier le mieux desservi par les transports publics, grâce à la gare ferroviaire, et routière, où circulent plusieurs lignes d’autobus en provenance de l’extérieur de la ville, et grâce à la présence de plusieurs stations vel’oh!. Les connexions inter-quartiers mais aussi les correspondances nationales et internationales sont facilitées. Le quartier Gare profite aussi d’une excellente situation géographique à proximité immédiate du centre-ville, en plus de bénéficier d’un accès direct à l’autoroute A3, respectivement au réseau routier national et international.

Cependant, les résidents constatent un manque d’investissements de la part des pouvoirs publics, en raison de l’absence d’un véritable projet global pour le quartier. Ils se sentent lésés par rapport aux autres quartiers en termes d’équipements publics, notamment concernant le nombre et la qualité des lieux d’accueil pour enfant, par exemple une école primaire dans des constructions préfabriquées depuis 25 ans ou encore l’absence d’aires de jeux. Malgré les atouts cités précédemment, les résidents du quartier Gare dénotent plusieurs problèmes important et ont émis des propositions en ce sens. Un constat récurrent est que ce quartier est peu adapté aux familles avec enfants.

En effet, le quartier Gare recense des problèmes d’insécurité grandissants, liés à la délinquance, à la prostitution ou encore aux trafics de stupéfiants. Depuis quelques années, la délinquance s’est déplacée de la gare vers les secteurs périphériques. Les vols dans les magasins et la mendicité se sont accentués. La prostitution y est en augmentation, notamment dans rue de Strasbourg, avec les problèmes que cela peut engendrer (racolage, toxicomanie, préservatifs usagés, …).

A l’heure de fermeture des bars, cabarets ou discothèques du quartier, les nuisances résultant du tapage nocturne, de la violence et de la suralcoolisation sont en augmentation et sont la cause de nombreuses rixes, altercations ou bagarres, ceci dans certains également vis-à-vis des résidents du quartier.

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La situation est devenue intolérable le week-end dans les rues de Hollerich ou du Fort Neipperg ainsi qu’au carrefour de la rue de Bonnevoie. En conséquence, les résidents se sentent de moins en moins en sécurité, particulièrement pour leurs enfants, à la sortie des écoles ou le soir. Ils estiment que les patrouilles de police sont en nombre insuffisant et peu fréquentes. Pour remédier à ces différents problèmes, plusieurs suggestions ont été émises :

  • Maintenir le bureau de Police dans le quartier, augmenter la présence des forces de l’ordre à pied et des patrouilles policières.
  • Elargir les horaires d’ouverture de la Fixerstuff, voire 24h/24h et réfléchir à l’ouverture d’un 2e établissement de même type.
  • Créer des infrastructures adaptées et fermées pour les travailleurs du sexe afin qu’ils ne soient plus dans la rue, au regard des passants et des enfants.
  • Limiter la zone des travailleurs du sexe pour les éloigner des zones résidentielles.
  • Aménager de nouveaux WC publics gratuits afin d’éviter que certaines personnes fassent leurs besoins dans les entrées des immeubles.
  • Encourager l’installation des bars en dehors des zones résidentielles.
  • Multiplier les endroits où l’on joue de la musique classique, qui, selon des études, a tendance à faire fuir les squatteurs.

La prostitution et la mendicité entrainent des problèmes de propreté de l’espace public (détritus, seringues, préservatifs usagés et autres), notamment sur la place de la Gare et dans les espaces libres privés. Les résidents souhaiteraient que la Ville impose aux promoteurs la mise en place de clôtures pour limiter l’accès aux cours arrières, aux mendiants durant la nuit, et de faire en sorte que lors de la conception des bâtiments, il n’y ait pas d’espaces clos qui favorisent l’installation des vagabonds.

Les résidents sont attentifs à la qualité paysagère de leur quartier et proposent de porter une attention particulière à l’aménagement et au fleurissement des espaces publics. Ils souhaiteraient aussi que la Ville encourage les propriétaires à embellir leurs espaces privés, respectivement les balcons ou terrasses par des plantations, par exemple par le biais de concours inter-quartier.

Les résidents du quartier Gare constatent quand même une amélioration de l’espace public, notamment aux abords de la gare. Ils apprécieraient la verdurisation des espaces publics, notamment la place de Strasbourg. Celle-ci est peu attractive. Quant à la place de Paris, qui est très minérale et très bruyante, les résidents apprécient son animation, commerces, restaurants et cafés. De même pour la place près de l’école primaire dans la rue de Strasbourg, que les résidents souhaiteraient voir réaménagée.

Les résidents suggèrent la tenue d’évènements et d’animation sur ces places, pour les rendre plus attractives, tels que la mise en place d’un marché hebdomadaire sur la place de Strasbourg. Le quartier Gare est particulièrement vivant grâce aux nombreux commerces et établissements de restauration, disséminés sur l’ensemble du quartier. Cependant, les habitants souhaiteraient un élargissement des horaires d’ouvertures des magasins et une requalification des commerces bas de gamme. Selon eux, il y a trop de snacks ou de commerces de moindre qualité. Ils suggèrent également à ce que la Ville reste attentive au montant des loyers des locaux commerciaux afin d’éviter le départ et le turn-over des enseignes, mais aussi pour encourager le maintien ou l’installation des petits commerces de proximité et de besoins quotidiens, de type épicerie ou boulangerie. De plus, ils restent attentifs à la qualité commerciale des enseignes de l’avenue de la Liberté, qui contribue à l’attractivité et ne souhaitent pas une dégradation d’un point de vue “commercial”.

Concernant l’offre de logements dans le quartier, les résidents constatent aujourd’hui que l’offre est inférieure à la demande. Ceci est le résultat en partie de la transformation d’immeubles résidentiels en surfaces de bureaux. Les logements disponibles sont trop petits pour des ménages avec enfants. Certains participants ont fait état que certains garages de type boxe étaient utilisés comme logements.

Les résidents proposent la construction de nouveaux logements, de tailles variées pour accueillir tous les types de ménages, dont les familles avec enfants, et pour garantir une mixité sociale et intergénérationnelle au sein du quartier. Ils suggèrent aussi la mise en place de mesures incitant à ne pas laisser les logements vides, comme une taxe, et de veiller aux prix des loyers afin qu’ils restent abordables pour les ménages vivant dans le quartier Gare.

Concernant le patrimoine architectural, culturel et touristique, les habitants y sont très attachés et restent très vigilants quant à l’évolution du quartier. Ils souhaitent vivement une protection et une sauvegarde du patrimoine bâti et des maisons les plus anciennes, particulièrement avenue de la Liberté, boulevard de la Pétrusse ou rue Adolphe Fischer, où les constructions apportent une très forte identité au quartier et une qualité architecturale élevée.

Pour cela, les habitants souhaitent mettre en place un moratoire sur la démolition des bâtiments anciens et regrettent, par exemple, la démolition de la maison Berbère. Concernant le bâtiment de l’Arbed, ils encouragent la Ville à veiller particulièrement à l’évolution de ce dossier, afin que son architecture soit préservée. Parmi les suggestions d’évolution et de transformation du bâtiment, une auberge de jeunesse ou des infrastructures culturelles permettant l’organisation d’expositions accessibles au public ont été émises. De plus, afin de préserver la qualité paysagère et urbaine du quartier, ils suggèrent que la Ville établisse des campagnes de rénovation des bâtiments et ainsi inciter les propriétaires à entretenir les bâtiments et leur façade.

Concernant la mobilité globale au sein du quartier, les habitants ont constaté une augmentation du trafic en général, avec de plus en plus d’automobiles et de bus, en particulier sur la rue de Hollerich et rue de la Gare, ce qui laisse peu de place aux piétons et cyclistes. Ils souhaitent qu’un véritable concept de mobilité soit envisagé, que la Ville réfléchisse à la place à donner aux voitures et aux bus sur certains secteurs et à redonner l’espace aux piétons. En effet, les abords de la gare sont sujets à des problèmes de congestion du trafic, particulièrement aux heures de pointes. Les habitants proposent qu’une zone délimitée autour de la gare devienne un quartier sans voiture, afin de faciliter la desserte des bus et le déplacement des piétons, notamment celui des personnes à mobilité réduite et des personnes âgées.

Les résidents du quartier relèvent également l’absence d’un véritable réseau de mobilité douce, plus particulièrement des pistes cyclables. Celles-ci peuvent être interrompues à certains endroits ou non sécurisées, notamment sur le pont bleu provisoire. Les passages pour piétons ont tendance à disparaître. Les participants à la réunion souhaitent l’aménagement d’un réseau de mobilité douce et ainsi de meilleures connexions cyclables entre les quartiers Gare et Bonnevoie. Ils proposent également de laisser la possibilité aux vélos de circuler sur les voies réservées aux bus et de créer des emplacements sécurisés et abrités pour le stationnement des vélos.

Concernant les transports en commun, les habitants de la Gare sont favorables au projet du tram et encouragent vivement la Ville à commencer rapidement les travaux concernant le tronçon du tram de la Gare vers le Kirchberg. Ils estiment bénéfique pour le quartier, le déplacement des grands P+R en périphérie de la ville, qui permettra de désengorger le quartier et dont les utilisateurs pourront profiter d’une bonne desserte du tram. Cependant, ils constatent aujourd’hui que les transports en commun sont peu adaptés aux personnes à mobilité réduite ou avec poussette. Ils souhaitent un élargissement des horaires de desserte et davantage de transports nocturnes. Ils proposent la mise en place d’un système de Carsharing, de type location de voitures électriques.

Concernant le stationnement dans le quartier gare, les résidents constatent une pénurie de parking résidentiel, souvent utilisées par les travailleurs ainsi que des délais de stationnement trop court pour les résidents, 2h maximum à certains endroits. De plus, les aires de stationnement sont souvent trop petites ou inadaptées dans certaines rues trop étroites, par exemple rue du Fort Neipperg ou rue de Strasbourg. En conséquence, de plus en plus de parkings sauvages se développent dans le quartier.

Les résidents souhaiteraient que le stationnement soit ouvert aux résidents dans tout le quartier, même dans les zones rouges, et la mise en place d’un système de P+R spécifiquement adapté aux résidents ou l’instauration d’une vignette pour résidents au parking Bouillon, afin qu’ils puissent laisser leur voiture sur une plus longue période. Cette solution permettrait de désengorger le quartier, notamment pour ceux qui utilisent peu leur voiture. Certains résidents ont proposé la mise en place d’un système de péage/vignette pour entrer dans la Ville pour les non résidents.

En conséquence, cette hausse du trafic depuis les dernières années entraîne une augmentation des nuisances sonores et de la pollution de l’air, aussi bien causées par le nombre croissant de bus que des automobiles de grosse cylindrée. De plus, les limitations de vitesse sont peu respectées, c’est pourquoi les résidents souhaitent l’étendue des zones 30 avec une meilleure signalisation, voire la mise en place de mesures répressives. Cette solution permettra aussi de dissuader les non résidents d’utiliser les petites rues résidentielles comme des raccourcis et ainsi, de diminuer le trafic non désiré.

En raison de la présence d’un seul résident de la Ville Haute, ce quartier n’a pas pu être traité avec la même rigueur que les autres quartiers de la Ville. C’est pourquoi, une seule remarque a été émise : Le quartier est dépeuplé le soir, en raison du faible nombre de résidents par rapport à la population active le jour.

Rapport de la réunion de dialogue des quartiers Kirchberg, Kiem et Weimershof

La réunion de dialogue du quartier de Kirchberg a eu lieu le 8 mai 2014 dans la salle polyvalente du Kirchberg. Plus de 100 personnes ont participé à la neuvième des 10 réunions de dialogue, qui ont lieu dans le cadre de la révision du PAG de la Ville de Luxembourg. Le grand nombre de participants à cette réunion montre l’intérêt particulier des résidents et visiteurs, qui souhaitent s’investir dans la conception du futur développement de leur quartier respectif.

Après un mot de bienvenue de Lydie Polfer, bourgmestre de la Ville de Luxembourg, Chantal Zeyen du bureau d’études Zeyen+Baumann a brièvement présenté les caractéristiques démographiques de la ville et des quartiers respectifs ainsi que les résultats de l’enquête en ligne des répondants du quartier de Kirchberg, Kiem & Weimershof.

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Par la suite, les personnes présentes ont été invitées à former 6 groupes de discussion, accompagnés par des urbanistes participant à l’élaboration du nouveau PAG de la Ville de Luxembourg. Les membres de ces groupes ont été invités à discuter ouvertement et pendant une heure, sur les sujets suivants :

  • Points forts et faibles de leur quartier respectif,
  • Priorités de développement pour leur quartier respectif,
  • Idées et mesures concrètes pour améliorer la qualité de vie dans leur quartier.

A la fin de la réunion de dialogue, Lydie Polfer a remercié cordialement toutes les personnes présentes d’avoir contribué à cette expérience particulièrement positive. De plus, elle tient à assurer que les remarques, critiques, suggestions et idées seront, dans la mesure du possible, prises en considération lors de l’élaboration du nouveau PAG, qui sera présenté de manière officielle mi-2015. Dès à présent, elle invite le public à la réunion finale qui aura lieu le 1er juillet 2014 à 18h30 au centre culturel « Tramsschapp » au Limpertsberg et qui clôturera le projet de participation citoyenne.

Plusieurs constats et propositions n’ayant pas un rapport direct avec la refonte du PAG ont été relevés au sein des groupes de discussion. Ces constats et propositions ne sont pas repris dans le présent rapport mais seront transmis aux services municipaux compétents.

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Kirchberg – généralités

Les résidents du Kirchberg, dans leur ensemble, sont peu satisfaits du développement récent du quartier et, par conséquent, de l’ambiance et de la qualité de vie qui s’y sont installées. Les différents problèmes ressentis par les habitants du Kirchberg ont été vigoureusement discutés, aussi bien pour l’ensemble du quartier que pour les sous quartiers identifiés, tels que le Kiem, Weimershof, Ale Kirchbierg ou le Grunewald.

En outre, les espaces verts de qualité ou les espaces publics de rencontre au sein des quartiers résidentiels font défaut et les petits commerces de proximité, les cafés profitant à la vie du quartier y sont quasiment absents. Les connexions piétonnes et cyclables inter- et intra-quartiers y sont peu développées et les déplacements n’y sont pas favorisés. Le quartier du Kirchberg est caractérisé par l’avenue John F. Kennedy, véritable barrière physique, qui a pour effet de diviser le quartier et qui est très difficile à traverser en tant que piéton, tant la circulation y est importante. L’utilisation de la voiture est donc quasiment indispensable pour se déplacer au Kirchberg. Par ailleurs, les résidents craignent une nouvelle augmentation du trafic lorsque les différents projets de construction seront achevés, alors que la circulation est déjà très élevée dans le quartier. Afin d’inciter davantage l’utilisation des transports en commun, certains résidents ont proposé que les transports publics deviennent gratuits.

Enfin, les résidents ont une certaine inquiétude voire réticence quant à la réalisation des nouveaux projets d’urbanisme envisagés dans le quartier, respectivement pour le site “Schoettermarial”, mais aussi pour la bande de terrains au sud de l’avenue J.F.Kennedy.

Cependant, des disparités existent au sein du Kirchberg et sont repris en détail par la suite, pour chaque quartier identifié.

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Ale Kierchbierg

L’Ale Kierchbierg est le noyau villageois ancien du quartier, situé à l’ouest du plateau Kirchberg. Il se caractérise par son aspect villageois, sa tranquillité, et sa proximité avec les zones vertes naturelles et récréatives, qui sont des aspects du quartier que les résidents souhaitent préserver. La proximité du centre-ville et du plateau du Kirchberg sont aussi des atouts importants pour le quartier, mais le développement récent du plateau du Kirchberg tend à devenir une cause de nuisances importantes au fils des années.

Malgré son aspect villageois, l’Ale Kierchbierg se caractérise aussi par une absence de vie sociale et associative et par le manque de commerces de proximité, restaurants ou cafés, respectivement de lieux de rencontre. En effet, les résidents souhaitent que soit favorisé l’installation de nouveaux commerces, restaurants ou cafés, d’un lieu de rencontre près de l’église par exemple, afin de renforcer l’attractivité du quartier, et de redonner une certaine vie de quartier.

Les habitants sont attentifs aux propositions de développement pour le quartier et restent vigilants quant aux nouveaux projets d’urbanisation. Ils se soucient du développement futur du Kirchberg, en raison de la densité déjà importante et souhaitent pour le Vieux Kirchberg, le maintien de la typologie de logements existante, à savoir des maisons unifamiliales, voire même d’arrêter le développement de résidences plurifamiliales. Les résidents voudraient que les projets futurs proposent davantage de zones vertes ou d’espaces publics. Ils souhaiteraient qu’une attention particulière soit portée à l’architecture et aux gabarits des nouvelles constructions, respectivement la hauteur des bâtiments, afin qu’elles s’intègrent mieux dans le tissu bâti existant.

Le projet envisagé sur le site “Schoettermarial” a été vivement discuté par tous les groupes. Pour la grande majorité des participants, ce projet dans sa forme actuelle, aurait des conséquences très négatives sur la qualité de vie du Ale Kierchbierg et un impact majeur sur le milieu naturel et le paysage.

Les habitants désapprouvent la densité trop élevée du projet, plus particulièrement le nombre de logements prévus, ainsi que la hauteur des bâtiments, respectivement le nombre de niveaux. De plus, le projet envisage de supprimer le terrain de football, un des seuls lieux de rencontre pour les jeunes du quartier.

Le “Schoettermarial” est un site plutôt isolé et desservi par deux routes à caractère résidentiel seulement, qui, selon les habitants, ne peuvent pas supporter une charge de trafic supplémentaire. Une augmentation du trafic dans ce secteur risque d’avoir des conséquences sur l’ensemble du quartier.

Plusieurs résidents craignent aussi que le développement d’un tel projet résidentiel ait un impact important sur le milieu naturel, par la destruction de nombreux biotopes, ainsi qu’une diminution de la qualité des espaces de détente et de loisirs. De plus, ce site est très exposé visuellement et une urbanisation trop importante peut avoir un impact très négatif sur le paysage de ce secteur de la Ville.

Les habitants craignent que ce nouveau projet porte atteinte à la tranquillité du quartier, au milieu naturel et au paysage, et n’y sont pas favorables dans la forme présentée aujourd’hui. Plusieurs résidents sont contre une augmentation de l’offre de logements dans ce secteur, et ont suggéré que soit maintenu le terrain de football actuel, et que des espaces verts publics, des aires de jeux ou autres pourraient y être aménagés.

Une pétition contre ce projet a, d’ores et déjà, été mise en place par les résidents et sera communiquée aux responsables politiques de la Ville.

Dans l’éventualité où il y aurait un projet résidentiel sur le site “Schoettermarial”, les résidents souhaitent que la densité d’habitation ne soit pas trop élevée, respectivement que le nombre de logements et de bâtiments soit diminué et que leur hauteur ait un maximum de trois niveaux, afin que les nouvelles constructions envisagées s’intègrent mieux dans le paysage et l’environnement urbain.

Les habitants souhaitent aussi que ce projet soit aménagé sous forme d’un éco-quartier, qui favoriserait des logements de qualité ; éclairage naturel, bilan énergétique, dimension variée, mixité de la population et matériaux. Un concept urbanistique de qualité permettrait de mieux préserver et intégrer les éléments naturels existants. Il faudrait prévoir un concept de mobilité reposant plutôt sur les transports publics et la mobilité douce. Il serait intéressant d’aménager des espaces libres voués aux piétons, comme une place publique centrale, des espaces verts de proximité et garantir des inters connexions avec le milieu naturel existant. Par ailleurs, il serait important de favoriser l’implantation de commerces et services de proximité.

Les résidents souhaitent aussi qu’il y ait une meilleure communication de la part de la Ville concernant le site “Schoettermarial” et que la population puisse participer activement au processus de planification de ce projet d’envergure.

Les résidents sont d’avis qu’il y a un important problème de trafic de transit vers et en provenance du plateau du Kirchberg, et surtout aux heures de pointe, ce qui cause des nuisances aux résidents du quartier : bruit, pollution, sécurité, congestion, …

Il est nécessaire d’envisager des mesures permettant de réduire le trafic de transit, particulièrement sur le Val des Bons Malades et la rue Noesen/Bech, pour améliorer la tranquillité du quartier et permettre aux résidents de circuler à l’intérieur de leur quartier.

La rue Prince Félix à partir du n° 64 connaît des problèmes de sécurité, en raison des voitures circulant à contre sens. Des propositions, pour qu’un système de bornes de recharge pour les véhicules électriques soit mis en place, ont été faites. De plus, pour faciliter la circulation des résidents dans le quartier en soirée, notamment sur le boulevard Konrad Adenauer, il serait intéressant d’envisager de passer les feux rouges en feux clignotants orange.

Par ailleurs, le stationnement des résidents est un problème récurrent, notamment en raison des nouvelles constructions, respectivement de l’augmentation de la population. La rue des Maraîchers ne dispose pas assez de possibilités de stationnement et la sortie des véhicules est difficile en raison du gabarit de la rue qui est trop étroite. Les résidents souhaiteraient que la Ville mette en place une seule vignette de stationnement résidentiel sur l’ensemble du Kirchberg.

Le vieux Kierchbierg n’est pas très bien desservi quant à la mobilité douce. Les liaisons piétonnes et cyclables en site propre sont peu nombreuses. Il apparait inconfortable voire dangereux de circuler sur les trottoirs ou sur les rues en vélo, tant la congestion des voitures et des autobus est importante. Les résidents suggèrent qu’un concept de mobilité douce soit élaboré sur l’ensemble du quartier, que les trottoirs soient élargis et que de nouvelles stations vel’oh! soient mises en place, (…).

Les résidents se demandent pourquoi la liaison piétonne, qui existait entre le Val des Bons Malades et le boulevard Konrad Adenauer, à proximité de la BEI, a été fermée. Cette liaison permettait de relier à pied, le vieux Kirchberg au plateau du Kirchberg. Un manque de signalisation/information quant aux liaisons de mobilité douce existantes a été constaté. Il serait donc important de mettre en place une signalisation plus adéquate afin d’optimiser les connexions entre les différentes liaisons existantes et celles à venir.

Mise à part la bande verte ceinturant l’Ale Kierchbierg, peu d’espaces verts publics et d’aires de jeux dans le quartier sont présents. Seul le terrain de football sert de lieu de rencontre pour les jeunes. Malheureusement, ce site sert souvent de dépôt d’ordures de la part de personnes peu respectueuses de l’environnement. Les résidents souhaitent que la Ville aménage davantage d’aires de jeux et d’espaces verts, propices aux rencontres et à la vie de quartier.

Des demandes ont été faites pour que des surfaces soient destinées à un projet de “urban gardening”, à savoir des espaces verts de type jardins communautaires, et qui permettraient de créer des espaces verts publics à utilisation individuelle. De plus, en raison du manque d’espaces naturels récréatifs au sein du quartier, les résidents ne souhaitent pas que la partie située à l’est du “Kuebebierg” soit urbanisée.

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Kiem et Grunewald / Kirchberg-Nord

Le Kiem et Grunewald bénéficient d’une certaine tranquillité et d’une situation géographique privilégiée, à proximité des espaces verts et de la forêt, qui ceinturent le quartier et à proximité de centre. Ils profitent aussi d’une bonne desserte des transports publics et d’un réseau de mobilité douce satisfaisant. Il s’agit d’un quartier multiculturel et cosmopolite.

En revanche, le Kirchberg-Nord dispose de peu d’infrastructures sportives pour accueillir les jeunes. C’est pourquoi, les habitants proposent un meilleur agencement des infrastructures existantes et l’installation de nouvelles aires de jeux, terrains de tennis ou football.

Les habitants sont sujets aux nuisances sonores dues à la proximité de l’autoroute et de l’aéroport.

L’espace dans la rue du Grunewald a été aménagé de façon peu conviviale et attractive. Les services de proximité et à la personne font défaut, tel un bureau de poste ainsi que les petits commerces de proximité. Les habitants sont favorables à la création d’un syndicat d’initiative permettant de promouvoir les intérêts locaux et de dynamiser la vie du quartier. La zone centrale du boulevard Adenauer pourrait accueillir un centre d’activités associatives, commerciales et récréatives pour dynamiser la vie du quartier.

Concernant la mobilité, il est actuellement très difficile de relier le Kiem au Grunewald à pied, particulièrement en raison de l’avenue J.F. Kennedy, véritable barrière physique. De plus, il apparait nécessaire d’améliorer la desserte des bus et des liaisons inter quartiers, notamment vers Neudorf ou Hamm, et de revoir le circuit de la ligne d’autobus n°18. Celui-ci fait des « détours » très sinueux, selon les habitants et ne parait plus adapté à la situation actuelle. De plus, les habitants du Kiem constatent que les bus s’arrêtent régulièrement sur les aires de stationnement résidentiel de la rue Joseph Hess et celles des alentours. Ceux-ci connaissent alors des problèmes pour se stationner voire même pour circuler, les bus étant plus larges que les automobiles pour se stationner le long des rues. Ils proposent donc l’aménagement d’un parking spécifiquement adapté à l’angle des rues des Labours et André Vésale pour remédier à cette situation.

Concernant le projet tram et plus particulièrement de son tracé dans le secteur, les résidents souhaitent savoir si des simulations ont déjà été réalisées ou envisagées afin de connaître son efficacité.

Par ailleurs, les habitants souhaitent que des mesures soient mises en place sur ce boulevard, pour réduire le trafic et inciter les automobilistes à réduire leur vitesse ainsi qu’une amélioration de la visibilité. Celui-ci s’apparente plus à une voie rapide en raison des excès de vitesse à proximité de la foire. Il semble nécessaire de revoir la position des feux tricolores. Cet axe connaît de nombreux problèmes de congestion du trafic aux heures de pointe, en raison de la présence de chantiers simultanés et, évidemment, du nombre important de travailleurs sur le site du Kirchberg.

Les habitants proposent qu’un péage urbain soit mis en place et l’aménagement d’un P&R multi-étages sur le parking de la foire. En revanche, si les résidents sont favorables au projet de tram, ils s’opposent à l’installation d’un centre de remisage du tram aux abords du Kiem et de la forêt. Ceci entrainerait une destruction d’une surface relativement importante de la forêt.

Pour finir, les résidents se demandent si la nouvelle salle de concert H6 (Atelier) disposera d’un nombre de stationnements suffisants et souhaitent que cette situation ne crée pas de nouvelles nuisances supplémentaires  pour le quartier du Kiem.

Weimershof

Le Weimershof bénéficie d’une situation géographique privilégiée, ceinturée en limite sud par la forêt et dispose de nombreuses zones vertes, d’infrastructures sportives et culturelles ainsi que de bonnes connexions grâce au Plateau du Kirchberg.

Malgré tout, la vie de quartier est inexistante, renforcée par l’absence d’un centre de quartier et de commerces de proximité. Le quartier s’apparente aujourd’hui comme un quartier dortoir, conforté par un nombre important d’employés européens qui habitent dans le quartier. L’aire de jeux, présente dans le quartier, est aujourd’hui trop petite pour accueillir tous les enfants.

C’est pourquoi, les habitants du Weimershof souhaitent qu’une nouvelle aire de jeux soit aménagée aux abords de la forêt, d’autant plus qu’avec la réalisation du projet PAP « Kennedy Sud » le nombre d’enfants augmentera.

Les résidents restent attentifs à l’évolution du quartier et estiment que le projet de PAP ″Kennedy Sud″ soit d’une trop grande envergure. Ils proposent aussi que le projet prévoie l’aménagement d’un centre de quartier, respectivement le long de l’avenue J.F. Kennedy. Le projet PAP « Kennedy Sud » ne doit en aucun cas séparer le quartierWeimershof du Plateau du Kirchberg. Des chemins piétons ou des pistes cyclables doivent être intégrés dans le projet afin que le quartier garde sa connexion avec le Plateau du Kirchberg.

Le Weimershof connait également des problèmes liés au trafic et d’excès de vitesse, notamment à proximité de l’école Sainte Sophie ou dans la rue des Muguets, qui est trop étroite lorsque deux bus se croisent et le nombre de passage piétons sécurisés n’est pas suffisant. Le manque d’emplacements de stationnement est aussi un problème récurrent pour les résidents et un réseau de mobilité douce fait défaut dans le quartier.

Concernant les chemins piétonniers, les habitants se demandent pourquoi le chemin Hiezekrepp, qui menait vers le quartier Neudorf est fermé. Ce chemin était le seul chemin piétonnier entre Weimershof et Neudorf. Dans le quartier même, il n’existe aucun chemin piéton en dehors des trottoirs le long des rues. Les habitants proposent que des chemins piétons et des pistes cyclables soient aménagés dans le quartier. Peut-être y aurait-il une possibilité d’intégrer cette proposition dans le PAP « Kennedy Sud ».

Rapport de la réunion de dialogue du quartier Limpertsberg

La huitième réunion de dialogue du quartier de Limpertsberg a eu lieu le 6 mai 2014 dans le Hall Victor Hugo. Plus de 120 personnes ont participé à la huitième des 10 réunions de dialogue, qui ont lieu dans le cadre de la révision du PAG de la Ville de Luxembourg. Le grand nombre de participants à cette réunion montre l’intérêt particulier des résidents et visiteurs, qui souhaitent s’investir dans la conception du futur développement de leur quartier respectif.

Après un mot de bienvenue de Lydie Polfer, bourgmestre de la Ville de Luxembourg, Chantal Zeyen du bureau d’études Zeyen+Baumann a brièvement présenté les caractéristiques démographiques de la ville et des quartiers respectifs ainsi que les résultats de l’enquête en ligne des répondants du quartier de Limpertsberg.

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Par la suite, les personnes présentes ont été invitées à former 6 groupes de discussion, accompagnés par des urbanistes participant à l’élaboration du nouveau PAG de la Ville de Luxembourg. Les membres de ces groupes ont été invités à discuter ouvertement et pendant une heure, sur les sujets suivants :

  • Points forts et faibles de leur quartier respectif,
  • Priorités de développement pour leur quartier respectif,
  • Idées et mesures concrètes pour améliorer la qualité de vie dans leur quartier.

A la fin de la réunion de dialogue, Lydie Polfer a remercié cordialement toutes les personnes présentes d’avoir contribué à cette expérience particulièrement positive. De plus, elle tient à assurer que les remarques, critiques, suggestions et idées seront, dans la mesure du possible, prises en considération lors de l’élaboration du nouveau PAG, qui sera présenté de manière officielle mi-2015. Dès à présent, elle invite le public à la réunion finale qui aura lieu le 1er juillet 2014 à 18h30 au centre culturel « Tramsschapp » au Limpertsberg et qui clôturera le projet de participation citoyenne.

Plusieurs constats et propositions n’ayant pas un rapport direct avec la refonte du PAG ont été relevés au sein des groupes de discussion. Ces constats et propositions ne sont pas repris dans le présent rapport mais seront transmis aux services municipaux compétents.

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Limpertsberg

Les résidents du Limpertsberg apprécient la tranquillité de ce quartier et bénéficient d’une situation géographique privilégiée, ceinturée par le milieu naturel, la forêt, et à proximité du centre-ville et du Kirchberg. Le Limpertsberg offre une très bonne qualité de vie et une ambiance conviviale, grâce aux nombreuses infrastructures publiques, telles que les différents campus scolaires, et grâce aux offres culturelles diversifiées. Ce quartier est particulièrement bien adapté aux familles avec enfants, mais il se distingue aussi par une structure démographique équilibrée et cosmopolite. La présence de la forêt ceinturant le tissu bâti participe fortement à la qualité de vie et paysagère du quartier.

En revanche, les habitants du quartier dénoncent une forte augmentation des prix de l’immobilier, notamment en raison du nombre insuffisant de logements par rapport à la place prépondérante des bureaux ainsi qu’une importante hausse du trafic et des nuisances qui en découlent. C’est pourquoi, les résidents souhaitent que des mesures soient mises en place pour garantir un apaisement du trafic. Pour éviter la spéculation foncière dans le quartier, les résidents souhaitent maintenir la place prédominante aux logements et diminuer les surfaces de bureaux.

D’un point de vue urbanistique et architectural, les résidents du Limpertsberg souhaitent vivement que le patrimoine bâti et le tissu bâti soient préservés et mis en valeur, particulièrement les intérieurs d’îlots en jardin ou les anciennes bâtisses construites avant les années 1940. Ces éléments identitaires contribuent fortement aux caractéristiques qualitatives du quartier.

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C’est pourquoi, les résidents recommandent le maintien de la maison unifamiliale comme type d’habitation prioritaire, une meilleure intégration des nouvelles constructions dans l’environnement urbain, un respect de la structure urbaine en présence et la mise en place de règles strictes concernant l’esthétisme des nouvelles constructions. En effet, les maisons dernièrement construites ne sont pas adaptées au patrimoine bâti et s’intègrent peu dans le tissu bâti existant. Il est proposé de maintenir la hauteur existante des bâtiments pour ne pas encourager la démolition des bâtiments existants.

Concernant le développement du quartier, les habitants du Limpertsberg souhaitent une redynamisation du quartier, particulièrement dans son centre, l’installation de nouveaux commerces de proximité, mais aussi de prévoir des espaces pour l’aménagement de nouveaux équipements publics, notamment lors de la réalisation de nouveaux projets. Ils apprécieraient l’aménagement ou le réaménagement de lieux de rencontre plus conviviaux, verdoyants et plus adaptés aux manifestations du quartier, par exemple :

  • aménager une place centrale et organiser un marché hebdomadaire, sur la place du Hall Victor Hugo.
  • rénover les façades du Hall Victor Hugo.
  • aménager un lieu spécifiquement adapté à la rencontre des jeunes et pour le sport, qui fait actuellement défaut dans le quartier.
  • sécuriser le square Edouard André avec un éclairage public correct.
  • réaménager la place du Glacis et mettre en souterrain l’actuel parking. Ainsi, la place serait mise en valeur par un vrai concept urbanistique et paysager. Des manifestations pourraient être organisées de façon plus régulière, comme la tenu d’un marché hebdomadaire, ce qui rendrait le quartier plus attractif et vivant.
  • améliorer l’espace public rue de la Faïencerie.

Par ailleurs, les résidents proposent que la Ville et l’Etat coopèrent davantage concernant les terrains appartenant à l’Etat pour faciliter la réalisation de projets d’habitation contemporain. Dans la perspective du développement durable, les résidents souhaitent que la planification de la Ville et du quartier s’adapte au changement climatique et que la mixité sociale soit davantage encouragée lors de la réalisation de nouveaux projets. Enfin, ils souhaitent que la densité des nouveaux projets ne soit pas supérieure au tissu bâti existant, particulièrement dans le secteur du Rollingergrund, où la circulation y est déjà difficile.

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Concernant les espaces libres de la rue Siggy vu Lëtzebuerg, les habitants souhaitent vivement que le concept urbanistique respecte la situation en bordure de forêt, qu’une attention particulière soit donnée à la densité, aux gabarits ainsi qu’aux règles esthétiques des nouvelles constructions. Ils suggèrent aussi que cet espace ne soit pas complètement bâti et qu’une surface dédiée aux jardins familiaux soit préservée.

Malgré la rénovation récente de la place Auguste Laurent et la mise en valeur du bâtiment du Lycée de Garçons, celle-ci n’a pas été conçue comme un lieu de rencontre convivial où l’on peut y flâner et accueillir des événements citoyens. En effet, sa conception en elle-même, la disposition des bancs ou des bornes pour l’éclairage public, l’absence d’éléments de jeux pour les enfants, la rend froide, peu accueillante et difficile à utiliser. La circulation y est difficile au niveau des arrêts d’autobus, en raison de l’impossibilité de dépassement, quand les bus sont aux arrêts. Les habitants proposent qu’elle soit partiellement repensée et que l’actuelle stationnement vis-à-vis du Hall Victor Hugo soit intégrée dans un concept urbanistique global. Ils suggèrent l’aménagement d’une ou deux voies d’arrêts d’autobus pour faciliter la circulation sur ce secteur et l’installation d’un kiosque avec terrasse qui rendrait la place plus attractive et dynamique.

Mis à part le secteur du Glacis, le quartier du Limpertsberg dispose d’une faible offre commerciale et peu diversifiée, principalement en raison des loyers peu abordables pour des locaux commerciaux. Les loyers très élevés ont pour conséquence de faire partir les quelques commerces de proximité existants, qui sont remplacés par des agences immobilières et des bureaux professionnels qui n’ont aucune relation avec la vie de quartier. Les résidents souhaitent donc encourager le maintien des commerces existants mais aussi l’installation de nouveaux commerces, notamment dans le secteur nord du quartier, où l’on retrouve le plus de population.

Les habitants du Limpertsberg apprécient particulièrement le cadre verdoyant de ce quartier, qu’il souhaite sauvegarder et mettre en valeur au maximum. La présence de la forêt, qui permet de créer une ceinture verte autour du quartier, doit être préservée et mise en valeur, notamment aux abords du tissu bâti. Les résidents souhaitent que les nouveaux projets urbanistiques ne portent aucunement atteinte à la forêt et que le parc Neuman soit préservé et, qu’un jardin botanique y soit aménagé.

Les jardins communautaires existants contribuent positivement à l’animation et à la qualité de vie du quartier. C’est pourquoi les habitants saluent cette initiative, souhaitent que les jardins existants soient maintenus et que de nouveaux jardins soient créés. Certains résidents ont fait la proposition que la rose soit mise à l’honneur dans le quartier, en référence au passé.

Les habitants du Limpertsberg profitent largement des différents sites scolaires, tels que les écoles primaires, les lycées ou l’université ainsi que les structures d’accueil pour les enfants en bas âge. Compte tenu de la croissance démographique prévue dans le quartier, les résidents se posent la question à savoir si le développement des infrastructures scolaires suivra le rythme de développement démographique du quartier et souhaiteraient que les nouveaux équipements soient prévus au sein des nouveaux projets d’habitation. Des surfaces d’une taille suffisante doivent être réservées en ce sens.

Il y a eu une demande spécifique de la part d’un groupe de parents francophones pour la mise à disposition d’un bâtiment scolaire inutilisé par la Ville, pour accueillir l’école primaire française privée « Charlemagne », qui devra déménager de son site actuel au Limpertsberg à court terme.

Par ailleurs, l’offre en matière d’accueil des enfants avant et après l’école n’est pas suffisante et les habitants souhaitent la création de nouvelles crèches ou foyers périscolaires en site propre, et non la transformation de maison d’habitation en crèches privées dans les quartiers à vocation d’habitation uniquement.

Les résidents proposent aussi que les infrastructures sportives, telles que la piscine, soient ouvertes au public en dehors des horaires scolaires afin d’en profiter pleinement. Enfin, il serait nécessaire d’améliorer l’offre de restauration scolaire pour les élèves et les étudiants.

En revanche, les aires de jeux et les infrastructures sportives ou de loisirs de plein air pour enfants et adolescents font défaut dans certains secteurs du quartier. Les résidents du Limpertsberg souhaitent que, dans les projets à venir, des surfaces soient prévues pour la réalisation d’espaces verts de rencontre, pour la conception de nouvelles aires de jeux adaptées aux jeunes enfants, notamment près des écoles primaires Henri VII et Waldorf, mais également des infrastructures adaptées aux adolescents.

Le trafic de transit est perçu comme un problème important dans le quartier, entre autre dans le secteur du Glacis et le long des rue Victor Hugo et de la Faïencerie, et des solutions pour une réduction du trafic et son apaisement est souhaité. Les habitants recensent des nuisances importantes liés au trafic routier ; bruit, pollution atmosphériques, congestion du trafic, comportement des automobilistes, vitesse excessive, insécurité, …

Les habitants proposent l’élaboration d’un concept global de mobilité, à l’intérieur du quartier et vers/en provenance des autres quartiers, qui tienne compte des déplacements des piétons, particulièrement des enfants vers les écoles, des cyclistes, des problèmes de stationnement, de la desserte des transports publics et de la place de la voiture particulière par rapport au piéton. Par ailleurs, en raison du comportement imprudent des automobilistes et des excès de vitesse fréquents, des mesures doivent êtres envisagées afin de sécuriser le déplacement des piétons et des cyclistes.

Il est important d’avoir plusieurs écoles de quartiers pour accueillir tous les enfants, mais cette situation engendre un trafic important et des problèmes de congestion aux abords des différents sites, notamment en raison du nombre important des voitures particulières qui déposent les enfants mais aussi en raison des transports scolaires. Pour remédier, dans un premier temps, aux problèmes de circulation aux abords des écoles, il faudrait favoriser les inscriptions des enfants dans les écoles en fonction de leur lieu de résidence, respectivement de la situation géographique, afin qu’ils puissent y aller à pied et envisager l’aménagement d’aire de stationnement spécifiques pour les parents de type ″Kiss & Go″.

Il apparait nécessaire de concevoir un réseau de mobilité douce, notamment les connexions inter- et intra quartiers. Les habitants souhaitent améliorer et sécuriser les liaisons piétonnes vers les espaces publics, respectivement vers les différentes écoles, lycées ou campus universitaire ainsi que vers le Parc Neuman ou les espaces verts récréatifs. Ils proposent de redonner la priorité aux piétons sur certains secteurs du quartier, notamment au rond-point Schumann, en élargissant les trottoirs et en augmentant le nombre de passages sécurisés pour les piétons.

Le réseau de mobilité douce doit être complété et de vraies pistes cyclables doivent être aménagées, notamment rue de la Faïencerie, où les vélos circulent actuellement sur les trottoirs, ou vers le Kirchberg. Il s’avère particulièrement dangereux de circuler en vélo aux heures de pointe dans certains secteurs.

Concernant la desserte des transports publics, il paraît nécessaire de réorganiser l’ensemble des transports publics dans le quartier en vue de la mise en service du futur tram et des problèmes relevés. Les principaux problèmes qui ont été relevé sont ; le nombre trop important d’autobus aux heures de pointe, l’absence de desserte directe vers les quartiers limitrophes, dont le Kirchberg, les conflits entre transport public et trafic motorisé et le nombre important de bus pour le transport scolaire qui traverse le quartier.

Il est ressorti qu’il y a des problèmes de sécurité près de certains arrêts, lorsque l’autobus s’arrête pour faire descendre les passagers et que les voitures dépassent l’autobus par la gauche avant qu’il ne reparte. Il est arrivé que des piétons soient presque heurtés par la voiture qui dépassait l’autobus. Pour cela, les habitants proposent d’aménager des arrêts de bus en encoche, afin que le bus ne gêne pas la circulation des automobiles et ne crée pas de bouchons supplémentaires lorsqu’il est aux arrêts. Ils suggèrent aussi que les autobus, notamment ceux des transports scolaires, utilisent les axes principaux au lieu des axes secondaires, pour éviter les nuisances sonores et olfactives dans les secteurs résidentiels.

Concernant le transport scolaire, les résidents ont proposé de créer deux terminus pour les autobus scolaires, respectivement un premier au Glacis pour desservir les lycées Schuman, de Garçons et des Arts et Métiers et un second derrière le lycée Michel Lucius pour desservir cette partie du quartier. Ainsi, les étudiants pourraient se rendre à pied vers leur lycée respectif et les autobus ne seraient plus obligés de traverser le quartier. Il est également ressorti que, malgré le nombre important d’autobus pour le transport scolaire, il est difficile de monter dans certains autobus de ligne, étant donné que ceux-ci sont souvent utilisés par les étudiants.

De manière générale, le manque d’emplacements de stationnement sur le domaine public, pour les besoins résidentiels et à proximité des équipements publics, commerces et services, est un problème constant pour les résidents du quartier et les visiteurs. Il apparaît nécessaire de développer un concept de stationnement autant sur le domaine public que sur les terrains privés, sans engendrer de problèmes de trafic supplémentaires ; comme une réaffectation ou un encombrement des espaces libres, ou encore une augmentation du trafic à la recherche d’un emplacement.

Les habitants du Limpertsberg craignent que la réalisation de nouveaux projets résidentiels et, par conséquent, l’arrivée de nouveaux habitants, engendre des problèmes supplémentaires de circulation, que ce soit par une augmentation du trafic que par la raréfaction des emplacements de stationnement.

La tenue de la Schueberfouer au mois d’août sur le Glacis contribue à l’animation du quartier, mais engendre malgré tout des nuisances non négligeables pour la qualité de vie des résidents. Ceux-ci proposent que des mesures soient prises afin de remédier aux problèmes persistants, telles que les nuisances sonores, celles concernant la propreté et le bruit, liées aux attractions mais aussi dues aux visiteurs ainsi que le stationnement des visiteurs et des forains, qui a tendance à se faire de façon anarchique. Une solution doit être envisagée pour que les forains ne stationnent plus leurs roulottes dans le quartier, en raison d’un manque de place évident. Des habitants ont suggéré que les forains s’installent sur le parking de la foire au Kirchberg, qui dispose de plus de place et qui est facilement accessible depuis le Glacis. Une campagne doit être faite pour encourager le stationnement des visiteurs dans les P&R et l’utilisation des navettes.

Rapport de la réunion de dialogue des quartiers Bonnevoie-Nord / Verlorenkost et Bonnevoie-Sud

La septième réunion de dialogue des quartiers Bonnevoie-Nord / Verlorenkost et Bonnevoie-Sud a eu lieu le 29 avril 2014 dans le Centre culturel de Bonnevoie. Plus de 90 personnes ont participé à la septième des 10 réunions de dialogue qui ont lieu dans le cadre de la révision du PAG de la Ville de Luxembourg. Le grand nombre de participants à cette réunion montre l’intérêt particulier des résidents et visiteurs qui souhaitent s’investir dans la conception du futur développement de leur quartier respectif.

Après un mot de bienvenue de Lydie Polfer, bourgmestre de la Ville de Luxembourg, Chantal Zeyen du bureau d’études Zeyen+Baumann a brièvement présenté les caractéristiques démographiques de la ville et des quartiers respectifs ainsi que les résultats de l’enquête en ligne des répondants des quartiers Bonnevoie-Nord, Verlorenkost & Bonnevoie-Sud.

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Par la suite, les personnes présentes ont été invitées à former 6 groupes de discussion, accompagnés par des urbanistes participant à l’élaboration du nouveau PAG de la Ville de Luxembourg. Les membres de ces groupes ont été invités à discuter ouvertement et pendant une heure, sur les sujets suivants :

  • Points forts et faibles de leur quartier respectif,
  • Priorités de développement pour leur quartier respectif,
  • Idées et mesures concrètes pour améliorer la qualité de vie dans leur quartier.

A la fin de la réunion de dialogue, Lydie Polfer a remercié cordialement toutes les personnes présentes d’avoir contribué à cette expérience particulièrement positive. De plus, elle tient à assurer que les remarques, critiques, suggestions et idées seront, dans la mesure du possible, prises en considération lors de l’élaboration du nouveau PAG, qui sera présenté de manière officielle mi-2015. Dès à présent, elle invite le public à la réunion finale qui aura lieu le 1er juillet 2014 à 18h30 au centre culturel « Tramsschapp » au Limpertsberg et qui clôturera le projet de participation citoyenne.

Plusieurs constats et propositions n’ayant pas un rapport direct avec la refonte du PAG ont été relevés au sein des groupes de discussion. Ces constats et propositions ne sont pas repris dans le présent rapport mais seront transmis aux services municipaux compétents.

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Bonnevoie-Nord / Verlorenkost et Bonnevoie-Sud

Les résidents de Bonnevoie apprécient sa vie de quartier populaire, multiculturel et cosmopolite, qui s’apparente à un village dans la ville. Ce quartier dynamique et vivant compte de nombreux commerces et services, dispose de plusieurs infrastructures culturelles et sportives et propose une offre culturelle et sociale variée. L’ouverture de la piscine durant les heures extrascolaires est grandement appréciée par les résidents.

Bonnevoie bénéficie aussi de la proximité avec le centre-ville et la gare grâce à une bonne desserte des transports en commun ainsi qu’une proximité avec le milieu naturel et les forêts. La présence des jardins privés à l’intérieur des îlots apporte une qualité de vie appréciable.

Malgré ses qualités notables, les habitants de Bonnevoie se sentent défavorisés par rapport aux autres quartiers, tant en terme de projet urbain, tel que la création de nouveaux espaces de rencontre type parc ou aire de jeux, qu’en terme d’insécurité et de propreté, notamment dans les espaces verts ou dans les boisés à proximité. Ils regrettent que les parcs soient davantage utilisés pour les déjections canines ou comme squat, que pour l’amusement des enfants.

Même si les résidents apprécient l’offre sociale présente dans le quartier, ils remarquent que certains problèmes d’insécurité viennent de ces infrastructures : vagabondage, drogue, violence, prostitution, …. En ce sens, plusieurs résidents souhaitent qu’il n’y ait pas de nouvelle infrastructure sociale comme le Foyer Ulysse dans le quartier.

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En raison de la proximité avec l’aéroport et de la situation « d’entrée de ville » du quartier, les habitants recensent des nuisances importantes liées au trafic aérien et routier ; bruit, pollution atmosphériques, congestion du trafic, comportement des automobilistes, vitesse excessive, insécurité, …

Les habitants présents à la réunion ont émis plusieurs propositions pour renforcer le caractère populaire et convivial du quartier, pour améliorer la qualité de vie des habitants mais aussi pour résoudre divers problèmes d’insécurité.

D’un point de vue urbanistique, les habitants de Bonnevoie apprécient beaucoup la structure urbaine existante, qui repose sur des îlots fermés par des constructions, dont l’intérieur est occupé par des jardins privatifs. Le patrimoine bâti caractéristique de plusieurs secteurs du quartier, maisons unifamiliales en bande, architecture résidentielle urbaine, échelle humaine, est un aspect du quartier qui a été longuement discuté et pour lequel les résidents souhaitent davantage de protection et une meilleure mise en valeur.

Il y a le souhait que les intérieurs d’îlot conservent leur vocation de jardin, et non pas d’espace de stationnement, et que les nouvelles constructions respectent les caractéristiques architecturales du quartier, la typologie et le gabarit du bâti existant, ne pas augmenter la hauteur des bâtiments, pour qu’elles s’intègrent bien dans l’environnement bâti.

Les résidents tiennent à maintenir la typologie unifamiliale du quartier, tout en garantissant une certaine mixité des logements. Ils proposent également que les bâtiments identitaires du quartier, tant par leur architecture que par leur histoire, par exemple les constructions des années 50, le Casino, la Coopérative, les Rotondes soient valorisés par un véritable projet de rénovation et d’intégration dans le quartier.

Les résidents souhaitent que leur quartier soit valorisé par l’aménagement de nouveaux espaces de rencontre, pour les jeunes enfants et pour les personnes âgées et ainsi renforcer la convivialité du quartier. Les espaces verts et les aires de jeux font défaut à Bonnevoie-Nord. La place Léon XIII, la place du Parc et la place Virchow ne sont pas utilisées de façon optimale et ne répondent pas aux besoins des résidents. Elles devraient être repensées pour redéfinir leur véritable vocation d’espace public, espace de rencontre, lieu de détente, réduction de l’espace voué à la voiture, voire être végétalisées. Il y a eu une demande pour organiser ponctuellement un marché sur la place Léon XIII.

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De nouvelles aires de jeux pour les enfants de 8 à 12 ans devraient être aménagées et les cours de récréation des écoles pourraient être valorisées par une verdurisation. Il y a une demande pour de nouveaux jardins communautaires. Il y a eu la proposition d’augmenter le nombre de sites spécifiquement dédiées aux chiens. Le réaménagement du domaine public de plusieurs rues ces dernières années est un aspect positif pour la plupart des résidents présent. Par contre, l’aspect provisoire d’un tronçon de la passerelle sur les voies ferrées, ne donne pas une bonne image de ce secteur.

Les habitants de Bonnevoie apprécieraient l’organisation d’une fête de quartier et d’un marché hebdomadaire ou l’installation d’un marché couvert, par exemple dans une des Rotondes. Bien qu’il existe déjà une offre diversité de commerces dans le quartier, les résidents souhaitent que la Ville encourage l’installation de nouveaux commerces adaptés aux besoins des personnes âgées.

Le trafic de transit est perçu comme un problème important dans le quartier, entre autre dans les alentours de l’église et du giratoire, et des solutions pour une réduction du trafic et son apaisement sont souhaitées. Il s’agirait par exemple de réduire la vitesse autorisée plus tôt sur la rocade, ce qui permettrait d’apaiser le secteur des rotondes. Les résidents souhaitent qu’une solution durable en matière de stationnement soit mise en place avant l’ouverture du projet des rotondes. Le manque d’emplacement de stationnement pour résidents a aussi été relevé dans certains secteurs de Bonnevoie. Il y a aussi le souhait de mettre en place un système de bornes de recharge pour les véhicules électriques.

Concernant la mobilité douce, les habitants du quartier apprécient que les écoles soient accessibles à pied, ce qui est un atout au quotidien. Néanmoins, les résidents souhaitent que les déplacements piétons, notamment des plus jeunes, soient sécurisés par des aménagements spécifiques. Pour cela, ils proposent que certains espaces dédiés actuellement aux voitures soient redonnés aux piétons et que de véritables aires de stationnement soient aménagées.

Certaines liaisons cyclables inter-quartiers font défaut ainsi que des liaisons directes vers le centre ou vers la gare. Les résidents souhaitent que les liaisons, au dessus des voies ferrées, soient facilitées entre le chemin Rangwee et le rond-point Glück. Ils proposent aussi une liaison verte entre Bonnevoie et le centre voir jusqu’au Limpertsberg, où l’on retrouve beaucoup de lycées. Il y a eu la proposition de développer le projet d’un téléphérique urbain entre le quartier Bonnevoie et le quartier Kirchberg.

Plusieurs résidents sont d’avis qu’il serait important de débuter la mise en œuvre du projet « Concours Gare », en particulier l’aménagement de plusieurs liaisons piétonnes au-dessus des rails pour désenclaver le quartier.

Par ailleurs, pour décongestionner le secteur du Lycée Technique de Bonnevoie et diminuer les dessertes des autobus scolaires, les habitants suggèrent que le tram passe à proximité immédiate du lycée. Enfin, ils proposent diverses mesures pour améliorer les problèmes de trafic ou de stationnement, telles que renforcer les contrôles de vitesse, aménager des zones 30 ou 20, installer des bornes pour limiter le temps de stationnement, construire des parkings souterrains ou spécifiquement dédiés aux résidents.

Rapport de la réunion de dialogue des quartiers Cents, Hamm et Pulvermühle

La réunion de dialogue des quartiers Cents, Hamm et Pulvermühle a eu lieu le 24 avril 2014 dans le Centre culturel de Cents. Plus de 90 personnes ont participé à la sixième des 10 réunions de dialogue, qui ont lieu dans le cadre de la révision du PAG de la Ville de Luxembourg. Le grand nombre de participants à cette réunion montre l’intérêt particulier des résidents et visiteurs, qui souhaitent s’investir dans la conception du futur développement de leur quartier respectif.

Après un mot de bienvenue de Lydie Polfer, bourgmestre de la Ville de Luxembourg, Chantal Zeyen du bureau d’études Zeyen+Baumann a brièvement présenté les caractéristiques démographiques de la ville et des quartiers respectifs ainsi que les résultats de l’enquête en ligne des répondants des quartiers Cents, Hamm & Pulvermuehle.

Par la suite, les personnes présentes ont été invitées à former 6 groupes de discussion, accompagnés par des urbanistes participant à l’élaboration du nouveau PAG de la Ville de Luxembourg. Les membres de ces groupes ont été invités à discuter ouvertement et pendant une heure, sur les sujets suivants :

  • Points forts et faibles de leur quartier respectif,
  • Priorités de développement pour leur quartier respectif,
  • Idées et mesures concrètes pour améliorer la qualité de vie dans leur quartier.

A la fin de la réunion de dialogue, Lydie Polfer a remercié cordialement toutes les personnes présentes d’avoir contribué à cette expérience particulièrement positive. De plus, elle tient à assurer que les remarques, critiques, suggestions et idées seront, dans la mesure du possible, prises en considération lors de l’élaboration du nouveau PAG, qui sera présenté de manière officielle mi-2015. Dès à présent, elle invite le public à la réunion finale, qui aura lieu le 1er juillet 2014 à 18h30 au centre culturel « Tramsschapp » au Limpertsberg et qui clôturera le projet de participation citoyenne.

Plusieurs constats et propositions n’ayant pas un rapport direct avec la refonte du PAG ont été relevés au sein des groupes de discussion. Ces constats et propositions ne sont pas repris dans le présent rapport mais seront transmis aux services municipaux compétents.

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Cents

Les résidents du Cents sont très satisfaits de la qualité de vie dans leur quartier. La qualité et la quantité d’espaces verts de proximité, la présence de quelques commerces et services et la proximité du centre-ville sont des atouts majeurs et offrent un bon cadre de vie pour familles. Il est également ressorti que l’homogénéité de la structure bâtie dans les secteurs plus anciens, principalement des maisons unifamiliales avec jardins privatifs, notamment la cité Frommes, et une bonne mixité sociale sont des caractéristiques du quartier qu’il sera important de préserver. La qualité des infrastructures scolaires et sportives ainsi que des aires de jeux sont aussi des points positifs du quartier. Globalement, la vocation du quartier et le tissu bâti existant sont à maintenir et à consolider.

En revanche, le trafic aérien, surtout aux heures de pointe, le trafic automobile de transit, ainsi que le trafic ferroviaire causent des nuisances importantes ; sonores, pollution atmosphérique et insécurité. La zone d’activités Mac Adam a aussi été citée comme source de nuisances, trafic, bruit et émission de poussières. Les résidents se demandent pourquoi les conteneurs pour déchets de jardinage, à l’arrière de l’église, ont été supprimés.

La rue de Trèves-Cents constitue une barrière physique qui a pour effet de diviser le quartier Cents en deux entités distinctes, un réaménagement de l’espace rue permettrait de renforcer l’identité du quartier et de recréer des liens fonctionnels.

La typologie de logement la plus caractéristique du Cents est celle des maisons unifamiliales en bande. Cette typologie caractéristique, ne se retrouve pas dans les nouveaux projets d’urbanisation du quartier, où l’on retrouve plutôt une concentration de logements dans des résidences. Le concept de développement du quartier Carmel a été amplement discuté, et il en est ressorti qu’il y a un déséquilibre important entre le tissu bâti qui a été réalisé pour le Carmel et celui des quartiers plus anciens du Cents, que ce soit pour les densités d’habitation, la typologie des bâtiments, les gabarits construits et l’aménagement des espaces libres.

Les participants proposent de formuler des cadres plus strictes lors de l’élaboration des projets immobiliers. Les nouvelles constructions devront s’intégrer aux constructions existantes. Le supermarché dans l’allée du Carmel présente un atout au niveau du commerce de proximité au Cents, mais engendre aussi des nuisances pour les voisins, par exemple les livraisons.

Le caractère verdoyant que l’on observe dans les secteurs plus anciens du Cents ne se retrouve pas dans les nouveaux quartiers, d’une part parce qu’il n’y pas assez de plantations et d’autre part parce que les espaces verts ne sont pas bien aménagés et mal entretenus. Les participants proposent pour mieux intégrer ce nouveau quartier dans l’ensemble du Cents, de mettre davantage en valeur les espaces publics et en aménagement plus de chemins piétons et pistes cyclables.

Pour apporter plus d’animation dans la vie du quartier, les résidents souhaiteraient davantage d’activités culturelles, dont certaines en plein air et une meilleure offre de restauration. L’ouverture de la piscine au public en dehors des heures scolaires ainsi que le manque de structures et d’activités pour personnes âgées ont été discutés lors de la réunion. Il y a plusieurs commerces et services de proximité au Cents mais cette offre a diminué au cours du temps et un bureau de poste fait toujours défaut.

Il est aussi ressorti des discussions qu’il manque un lieu de rencontre central dans le Cents, pour organiser des événements, pour se rencontrer et pour favoriser l’implantation de commerces et services de proximité. Trois sites ont été proposés pour l’aménagement d’une place publique, à l’arrière de l’église, en face du centre culturel, en intégrant la rue de Trèves dans le concept, et à proximité de la pharmacie, où il y a déjà un petit centre d’activités commerciales. Il a été question également de la volonté d’aménager un parc dans le quartier, éventuellement dans le cadre du projet de développement du site du couvent Carmel.

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Concernant le trafic routier, la grande charge de trafic sur la rue de Trèves – Cents est une cause de nuisance importante pour les riverains. L’accès vers Clausen / Neudorf par la rue Tawioun pourrait être interdit aux voitures pour éviter le trafic par ce raccourci. L’accès vers les quartiers du Centre et de la Gare est plus difficile depuis qu’il n’est plus possible de passer par le quartier Grund en voiture, mais a comme effet positif de réduire une partie du trafic de transit dans le quartier.

Le passage à niveau de la rue des Alouettes sert aussi de raccourci pour une partie des voitures qui circulent sur le Val de Hamm. La crainte de nombreux riverains est que le projet de suppression du passage à niveau, avec la variante d’un pont reliant le Val de Hamm à la rue des Alouettes, engendre une augmentation importante du trafic de transit dans le quartier. Quant aux deux variantes du projet de suppression du passage à niveau qui sont proposées – celle de la rue des Alouettes et celle qui débouche près du Carmel – les résidents ont des points de vue différents pour chacune des variantes, mais une volonté commune que ce dossier soit traité en priorité et que les résidents soient impliqués davantage dans le dossier.

Les résidents souhaitent qu’il y ait l’introduction de zones 30 dans tout le quartier, sauf dans la rue de Trèves-Cents, une meilleure signalisation pour guider les visiteurs, plus de contrôles de vitesse et un meilleur aménagement de certains croisements, par exemple celui devant le centre culturel. Toutes ces interventions favoriseraient un apaisement du trafic dans les zones résidentielles et une amélioration de la sécurité des piétons et des cyclistes.

Au niveau des transports en commun, la desserte des bus pourrait être améliorée. En effet, des connexions vers le Grund, le Kirchberg et l’aéroport manquent, et l’offre des transports en commun est insuffisante pendant les heures de pointe, en soirée et le weekend. Les résidents situés près du chemin de fer ont des inquiétudes concernant le doublement des voies, en raison des nuisances potentielles dû à l’augmentation du trafic ferroviaire.

Le réseau de la mobilité douce est assez bien développé au sein du quartier Cents. Toutefois, la situation de plateau topographique, a pour conséquence l’isolement du Cents par rapport aux quartiers limitrophes. Ceci pourrait être amélioré par l’aménagement de meilleures connexions vers les autres quartiers, qui ne sont pas toujours intéressantes ou font défauts, par exemple vers le Kirchberg, vers Hamm, vers le Findel et vers Sandweiler où la liaison est inexistante. Des ponts pour cyclistes et piétons pourraient être aménagés entre le Cents et le Kirchberg ainsi qu’entre le Cents et Hamm, entre le val de Hamm et la rue des Pommiers / rue des Alouettes. L’augmentation des stations vel’oh ! permettrait de promouvoir la mobilité douce pour les trajets courts, à l’intérieur du quartier et vers les autres quartiers.

Les résidents du Cents sont très satisfaits de la qualité et de la quantité d’espaces verts et de détente à proximité, et considèrent qu’il est très important de les préserver.

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Hamm

Les résidents de Hamm ont une image assez positive de leur quartier. Ils apprécient particulièrement la qualité de vie offerte dans le quartier ; la proximité des espaces verts, parc, surfaces boisées et vallée de l’Alzette, et la situation géographique du quartier, près du Centre et de la Gare.

En revanche, même si ce quartier a un potentiel de développement important, et que l’arrivée de nouveaux jeunes ménages contribuera à accroître la vie sociale et à rajeunir la population du quartier, la population du quartier est vieillissante, il y a peu d’infrastructures pour les jeunes et il y a peu d’activités sociales ou associatives. Ces constats renvoient une image peu attractive du quartier, qui est renforcée par des nuisances engendrées par le trafic automobile important aux heures de pointe, la proximité de l’autoroute et la présence de l’aéroport, bruit, pollution atmosphérique et insécurité pour les piétons et cyclistes. Un autre problème qui contribue au manque d’attractivité, est celui des maisons abandonnées et scellées, partiellement des propriétés de l’administration de la Ville de Luxembourg.

Les habitants de Hamm souhaitent une requalification de leur quartier, avec la réalisation d’un concept d’urbanisation du centre vers la périphérie, tenant compte aussi bien de la qualité urbanistique, architecturale, paysagère et sociale. Il s’agirait, dans un premier temps, de redéfinir le centre de Hamm, un noyau villageois à préserver, d’y encourager l’installation de nouveaux commerces, de rénover le “Paschtouëschgaart” pour les personnes âgées ou d’y aménager de nouveaux espaces de rencontre conviviaux qui contribueraient à la vie sociale du quartier.

Dans un deuxième temps, il s’agirait de définir précisément les zones constructibles actuelles et de développement futur, à court, moyen et long terme. Par exemple, il serait possible d’urbaniser de part et d’autre de la rue de Hamm, afin d’obtenir un alignement du front bâti continu, tout en préservant les arbres à hautes tiges, qui permettent de rythmer la rue et apportent une valeur ajoutée à l’intégration paysagère. Ce concept d’urbanisation devrait inclure le terrain de football, afin qu’il s’intègre mieux à son environnent naturel et bâti et qu’il soit plus facilement accessible.

Concernant la zone d’activités de Hamm (rue de Bitburg), celle-ci est peu attractive et compte de nombreux bâtiments vides, non entretenus. Les résidents du quartier souhaitent le maintient d’une zone à vocation artisanale, qui accueille des entreprises de moindre envergure que celles qui se sont implantées au cours des dernières années.

L’école St. George est à un gabarit très important comparativement aux constructions existantes dans le quartier. Les résidents souhaitent qu’elle s’intègre mieux au sein du quartier.

Concernant les loisirs et les espaces récréatifs, les habitants du quartier souhaitent qu’un nouveau parc soit aménagé, avec une aire de jeux et des infrastructures pour les jeunes enfants, un mobilier urbain adapté pour le repos tel que des bancs publics, tables, etc. Ils souhaiteraient aussi que certaines zones aux bords de l’Alzette, ainsi que les espaces libres près de l’église, soient aménagées en espace de récréation. Ces différentes zones de récréation devraient être reliées au centre de Hamm par un réseau de mobilité douce adapté aux plus jeunes et sécurisé par une signalisation adéquate.

Le quartier bénéficie aussi d’une bonne desserte routière et d’un bon réseau de chemins pédestres intra-quartier. Cependant, des mesures d’apaisement du trafic sont à mettre en place afin de mieux gérer le trafic local ou de transit. Certaines rues devraient être à sens unique, notamment la rue Haute, qui est utilisée comme raccourci pour aller à Bonnevoie. Par ailleurs, un problème d’accessibilité vers le site scolaire St. George a été relevé.

Concernant la desserte par les transports publics et scolaires, les résidents dénoncent une absence de bus scolaires pour le lycée Geessekneppchen et souhaitent qu’il y ait une desserte du CityNightBus jusqu’à Hamm.

Les liaisons inter-quartier, notamment entre Hamm et Cents, sont relativement satisfaisantes en voiture mais plus difficiles pour les piétons et les cyclistes. Il serait donc intéressant de créer un concept de mobilité douce inter et intra-quartier, afin de faciliter les liaisons à Hamm mais aussi vers les quartiers périphériques. En effet, les habitants constatent que les plateaux de la Ville sont difficilement accessibles en vélo, compte tenu de la topographie marquée ou que certaines rues ne disposent pas ou peu de trottoirs, notamment la rue de la Montagne. Les résidents souhaiteraient l’aménagement de nouvelles liaisons piétonnes et cyclables directes vers les quartiers périphériques, dont une vers le centre de la ville, une vers le Cents et le Kirchberg, une vers le Findel.

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Pulvermühle

Les habitants de Pulvermühle apprécient le charme de ce quartier, le plus petit de la ville, qui est calme et verdoyant, avec une situation privilégiée aux abords de l’Alzette. Les résidents le définissent comme étant un des plus beaux endroits de la Ville, à proximité du centre ville et des infrastructures existantes, la qualité de vie y est bonne. Pulvermühle est qualifié comme étant un lieu de transit sans identité propre, un aspect renforcé par les nuisances dues au trafic, à la station d’essence, au trafic aérien, (…). De plus, la topographie et la localisation du quartier, en fond de vallée, entre des plateaux et à l’est de la ville, provoquent des problèmes de gestion des eaux de surfaces et de chutes de pierres. A quelques endroits, on observe des dommages importants lors de pluies violentes.

Les résidents regrettent l’absence d’un véritable concept urbanistique pour le quartier. Ils souhaitent que le quartier conserve et développe son identité et son ambiance propre, des caractéristiques qui font son charme et qui attirent les familles. Malgré les qualités de Pulvermühle, les participants regrettent que le quartier soit devenu progressivement une annexe des autres quartiers limitrophes ; Hamm, Cents et Bonnevoie. Les lieux de rencontre, tels que les cafés et restaurants ont peu à peu fermés, les espaces verts en général et les aires de jeux en particulier font défaut ou sont peu attractives.

La friche industrielle de la Secalt présente un important potentiel de développement pour le quartier. Lors de la discussion, des objectifs d’aménagement ont été énumérés, dont l’importance d’une planification adaptée aux structures existantes. La protection du patrimoine industriel est importante pour conserver cette structure typique du quartier. Les résidents souhaitent une reconversion raisonnable du site, correspondant à la tranquillité du quartier, avec des lieux de rencontre et de loisirs, par exemple un parc, ou pour la culture, comme cela existe au “Monopol 2” à Gasperich.

Les résidents ne souhaitent pas un développement semblable aux « Rives de Clausen », pour éviter les nuisances résultant des activités noctures, bars, restaurant, (…). Il s’agirait d’y développer un espace de rencontre familiale, accessible à tous et des structures de la population, et si possible en relation avec la piste cyclable le long de l’Alzette. Les nouvelles constructions devront respecter les caractéristiques typiques du quartier et s’adapter aux constructions existantes.

Les habitants du quartier dépendent des infrastructures existantes dans les autres quartiers, mais les interconnexions vers ceux-ci sont assez pauvres, surtout les liaisons piétonnes et cyclables qui sont à développer. En effet, la voiture est nécessaire pour tout approvisionnement et activité, ce qui génère un trafic routier important sur la route nationale. Divers problèmes d’insécurité ont été recensés aux abords de la route nationale, notamment concernant le stationnement. Pour améliorer la sécurité et pour apaiser le trafic, les participants souhaitent que la rue de Pulvermühle soit classée en zone 30.

Rapport de la réunion de dialogue des quartiers Merl, Belair et Hollerich

La cinquième réunion de dialogue des quartiers Merl, Belair et Hollerich a eu lieu le 22 avril 2014 dans le Centre culturel de Hollerich. Plus de 150 personnes ont participé à la cinquième des 10 réunions de dialogue qui ont lieu dans le cadre de la révision du PAG de la Ville de Luxembourg. Le grand nombre de participants à cette réunion montre l’intérêt particulier des résidents et visiteurs qui souhaitent s’investir dans la conception du futur développement de leur quartier respectif.

Après un mot de bienvenue de Lydie Polfer, bourgmestre de la Ville de Luxembourg, Chantal Zeyen du bureau d’études Zeyen+Baumann a brièvement présenté les caractéristiques démographiques de la ville et des quartiers respectifs ainsi que les résultats de l’enquête en ligne des répondants des quartiers Belair, Hollerich & Merl.

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Par la suite, les personnes présentes ont été invitées à former 6 groupes de discussion, accompagnés par des urbanistes participant à l’élaboration du nouveau PAG de la Ville de Luxembourg. Les membres de ces groupes ont été invités à discuter ouvertement et pendant une heure, sur les sujets suivants :

  • Points forts et faibles de leur quartier respectif,
  • Priorités de développement pour leur quartier respectif,
  • Idées et mesures concrètes pour améliorer la qualité de vie dans leur quartier.

A la fin de la réunion de dialogue, Lydie Polfer a remercié cordialement toutes les personnes présentes d’avoir contribué à cette expérience particulièrement positive. De plus, elle tient à assurer que les remarques, critiques, suggestions et idées seront, dans la mesure du possible, prises en considération lors de l’élaboration du nouveau PAG, qui sera présenté de manière officielle mi-2015. Dès à présent, elle invite le public à la réunion finale qui aura lieu le 1er juillet 2014 à 18h30 au centre culturel « Tramsschapp » au Limpertsberg et qui clôturera le projet de participation citoyenne.

Plusieurs constats et propositions n’ayant pas un rapport direct avec la refonte du PAG ont été relevés au sein des groupes de discussion. Ces constats et propositions ne sont pas repris dans le présent rapport mais seront transmis aux services municipaux compétents.

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Belair

Il est ressorti des discussions, qu’il y a une continuité / complémentarité entre les quartiers Belair, Merl et Hollerich, une constatation qui est positive pour cette partie de la Ville. Ceci s’observe au niveau des liaisons fonctionnelles entre ces trois quartiers, qui forment un ensemble homogène. , Le Parc de Merl, les offres commerciales et les services de proximité sont des exemples de complémentarité entre ces trois quartiers.

Bien que l’offre combinée de ces trois quartiers constitue un réel avantage, l’offre dans les différents quartiers reste à améliorer. Ainsi à Belair, il manque un centre de quartier propre.. À part des espaces publics existants, la consolidation d’un centre de quartier pourrait créer un lieu de rencontres pour les résidents des différents groupes d’âges.

Les participants trouvent regrettable l’offre commerciale des stations de services sur la route de Longwy fait souffrir une partie des commerces et services de proximité des secteurs à caractère résidentiel. Par contre, les structures commerciales et de services se sont maintenues dans le secteur du supermarché sur l’avenue du Dix Septembre. La mise en valeur de l’offre commerciale est une priorité pour le développement du quartier.

La majorité des résidents se sont dits très satisfaits de la qualité de vie dans leur quartier. La structure bâtie, la tranquillité du quartier et la proximité du centre ville sont les atouts majeurs du Belair et le rendent très attractif. Malheureusement, cette attractivité se reflète aussi dans le prix d’achat et le loyer des logements qui sont très chers.

En général, la mixité des fonctions est appréciée. Les bureaux, services commerciaux et les équipements publics animent le quartier au quotidien. Depuis quelques années, on remarque un développement accru des agences immobilières, plus ou moins 18 ont été comptés en proximité de la place de France. Ceux-ci reprennent les locaux utilisés auparavant par les commerces de proximité, qui arrivés au terme de leur contrat de bail, n’ont plus les moyens de payer les prix du marché. Les participants souhaitent une réflexion de la ville en ce sens : , Comment maintenir les services et commerces de proximité ? Est-ce que l’offre de locaux commerciaux ou artisanales est adapté aux exigences modernes,(taille des locaux, l’accessibilité, etc.) ? Comment éviter la prolifération d’agences immobilières dans les quartiers résidentiels ?

Belair est caractérisé par un tissu urbain de qualité et une architecture intéressante et relativement homogène. La multitude de petites places et placettes et l’aménagement des espaces-rue créent des espaces publics à caractère urbain intéressant et facilement accessible à pied. Il est souhaité qu’il y ait plus de lieux de rencontre pour les jeunes et que le nombre de bancs publics soit augmenté et mieux réparti. Il y a eu la proposition des bancs sponsorisés comme cela se fait dans d’autres pays par ex. en Angleterre. Il manque également un lieu de rencontre central, comme une place publique pour l’organisation d’événements citoyens.

La mixité des typologies de logements(unifamiliaux et appartements), est bonne, mis à part le nouveau lotissement près du Val Sainte-Croix. La plupart des participants approuvent le fait qu’il y ait peu de grandes résidences et souhaitent que la typologie caractéristique du quartier soit maintenue. Néanmoins, une charte des couleurs et des matériaux de façade devrait être imposée.

Les maisons unifamiliales en bande, comme celles de l’ancien projet de la SNHBM, offrent une très bonne qualité de vie malgré leur parcellaire et leur taille relativement petite, et sont décrites comme de bons exemples pour la richesse du patrimoine bâti du quartier. Par rapport aux nouveaux logements crées ou en développement autour du Val Sainte-Croix et de la rue des Aubépines, les participants craignent la création de “quartiers dortoirs” et une densité d’habitation trop élevée.

Il est ressorti de la discussion qu’il y a plusieurs maisons unifamiliales vides ou abandonnées dans le quartier, malgré une grande demande pour des logements. Ce phénomène est probablement dû à la spéculation, mais aussi au vieillissement d’une partie de la population du quartier, qui n’habite plus leur maison. Les participants craignent que plusieurs maisons soient démolies et remplacées par de grandes résidences, par exemple autour de la place de France.

Au niveau des infrastructures publiques, le quartier est bien équipé. Cependant, les participants souhaiteraient que les équipements comme la nouvelle piscine et certaines infrastructures sportives autour du stade, soient ouvertes au public en dehors des périodes réservées aux écoles, le soir, le week-end, les jours fériés. Compte tenu de la croissance de population actuelle et à venir, les participants craignent que la capacité des infrastructures scolaires ne soit pas suffisante.

L’offre en termes de parcs et d’aires de jeux est satisfaisante dans le quartier, mais le concept des espace libres dans le nouveau quartier Val Sainte-Croix ne l’’est pas ., Il n’y a ni de grand espace vert central, ni de place de rencontre, …. Le parc du nouveau CIPA (couvent), est un élément très positif du quartier et doit être préservé.

Il semble que le développement des crèches au sein des quartiers d’habitation cause certaines nuisances (bruit, trafic, …), et les participants souhaitent qu’une politique de localisation des futures crèches soit mise en place, afin de réduire ces nuisances.

Les résidents estiment que la charge de trafic est trop importante dans le quartier, en particulier sur les principaux axes et aux heures de pointes. Il a aussi été relevé que le code de la route et les limitations de vitesse ne soient pas respectées, en particulier dans les zones 30,. Certaines personnes ont préféré rétablir le système d’encoches dans les trottoirs pour les arrêts de bus.

De même, des problèmes avec la délimitation des zones du parking résidentiel et un manque de places de stationnement, surtout à proximité des offres commerciales, ont été discutés. La Ville devrait contrôler davantage les transformations de jardin en façade au détriment d’emplacements de stationnement.

La topographie du quartier et la configuration des rues favorisent les déplacements à pied et à vélo. Cependant la charge de trafic durant le jour et les coupures entre le quartier et le centre ville (boulevards Grande-Duchesse Charlotte, Joseph II ainsi que la place Churchill) décourage plusieurs résidents de circuler en vélo, sans pour autant de prendre en considération des critères de sécurité. Le réseau de pistes est bien en général, mais il manque des tronçons sur quelques grands axes routiers, par ex. l’avenue du Dix Septembre, l’avenue Monterey, (…).

Globalement les transports en communs sont jugés très bons, malgré des problèmes de fluidité pendant les heures de pointes, un manque d’offre le dimanche et l’obligation de passer par le centre ville pour la plupart des liaisons inter quartiers.

Les participants ont salué l’initiative de la Ville d’organiser cette réunion de dialogue dans le cadre du projet de nouveau PAG et une telle démarche devrait également être initiée dans le cadre de projets structurants pour le développement futur du quartier, dont les projets autour de la place de l’Etoile et le site du stade “Josy Barthel”, information et consultation lors de l’élaboration des futurs projets.

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Hollerich

Les principaux points positifs qui sont ressortis de la discussion sont: la proximité du centre ville, la présence de la gare et l’offre d’équipements publics, dont les écoles, le tout facilement accessible à pied. Un autre aspect positif du quartier est l’offre de commerces et services de proximité, combiné avec l’offre complémentaire du centre ville pour les besoins quotidiens. Toutefois, il ressort que cette offre de services et commerces de proximité a diminué au cours des dernières années et qu’elle est généralement à la limite ou en dehors du quartier.

Malheureusement, plusieurs participants relèvent une diminution de la qualité de vie dans le quartier depuis quelques années, en particulier à cause de l’augmentation des nuisances liées à la drogue et à la prostitution, qui selon plusieurs est en augmentation constante et de plus en plus dispersé dans le quartier. Les participants constatent également une augmentation des problèmes de délinquance et de sécurité, qui, il y a quelques années encore, se limitaient plutôt au quartier de la gare. La population a le sentiment que les pouvoirs publics ne font pas suffisamment de contrôles en ce sens.

Dans les secteurs résidentiels, les participants observent plusieurs transformations de logements en bureaux, surtout pour des professions libérales. Ce changement d’affectation, en plus de diminuer l’offre en logements, fait augmenter le prix des loyers et fait augmenter la charge de trafic à l’intérieur des quartiers d’habitation, diminuant ainsi la qualité de vie des résidents. Certaines personnes ont explicitement demandé à réduire le nombre de grands bâtiments de bureaux (route d’Esch).

Il est déplorable qu’au cours des dernières années il y a eu beaucoup de démolition de maison ou d’ensemble représentant un intérêt patrimonial, et les participants considèrent que les projets de développement futur du quartier doivent respecter davantage les caractéristiques du tissu bâti existant. La rue de Nassau et la rue Baudouin, avec ses maisons ouvrières, sont données comme exemple de secteurs où le tissu bâti doit être préservé comme éléments typiques du quartier.

La hauteur maximale des constructions dans le secteur de la route d’Esch, entre l’avenue du Dix Septembre et le siège de la BIL, devra être réduite afin de garder une échelle humaine. Les reculs avant dans la rue de Hollerich devront garantir la construction de nouveaux bâtiments en harmonie avec la physionomie du quartier. Il y a aussi le souhait d’une partie des participants à la réunion de maintenir le site de l’abattoir pour des activités culturelles, entre autre pour des activités pour les jeunes.

Un autre aspect négatif qui a été relevé est l’augmentation des nuisances occasionnées par le trafic, soit le bruit, la pollution, l’encombrement et la sécurité. Les bouchons sont fréquents sur la rue de Hollerich, le principal accès vers le quartier gare. Les axes routiers où il y a une charge importante de trafic, comme la rue de Hollerich et la route d’Eschgénèrent des barrières fonctionnelles et sociales dans le quartier, surtout dans la partie sud du quartier. La charge de trafic est trop importante près du site des lycées, ce qui génère un sentiment d’insécurité, dû en partie au comportement des conducteurs d’autobus qui ne respectent pas les limitations de vitesses et le code de la route.

L’aménagement et l’utilisation de certains espaces publics, comme la place Saints Pierre et Paul qui sert d’aire de stationnement, devraient être repensé dans l’esprit d’un lieu central de rencontre pour le quartier. Une telle place publique donnant la priorité aux piétons, garantirait le maintien des commerces et services de proximité, des cafés et restaurants avec terrasses, comme c’est le cas actuellement.

Le parc de Merl est considéré comme un espace vert de quartier d’une grande qualité, et il est beaucoup apprécié par la majorité des résidents. Il y a eu la proposition de le renommer « parc de Merl-Hollerich », car il se trouve en fait dans le quartier de Hollerich. Les participants regrettent que le parc sur le site Heintz van Landewyck, aux abords de la rue de Hollerich, ne soit pas accessible au public.

Le parc de la vallée de la Pétrusse est aussi un espace vert important pour les résidents qui contribue à la qualité de vie du quartier. Les participants souhaitent que l’environnement naturel du parc soit maintenu, par exemple qu’il n’y ait pas de nouvelles constructions dans la rue de la Semois. Il y a aussi la demande pour l’aménagement d’une liaison piétonne et cyclable directe entre les deux versants de la vallée, par une passerelle, pour les personnes à mobilité réduite et pour une meilleure sécurité le soir.

Le quartier de Hollerich dispose d’un grand potentiel de développement urbain pour l’ensemble de la Ville. Ce potentiel se répartit principalement sur les sites de l’aciérie Paul Wurth, le site Heintz van Landewyck, la Porte de Hollerich et l’ancien abattoir. Le développement du site Paul Wurth et du site Heintz van Landewyck devra intégrer le patrimoine industriel encore existant, notamment par la préservation du bâtiment Heintz van Landewyck et certains bâtiments de l’aciérie. Il y a eu la proposition de créer des logements, des services, une pépinière d’entreprise et des espaces culturels sur ce site. Le parc Heintz van Landewyck devrait être maintenu et ouvert au public, sans nécessairement attendre le développement du projet dans son ensemble.

Quant au projet de Porte de Hollerich, les résidents saluent l’initiative de marquer une entrée de ville plus urbaine en donnant moins d’importance à la voiture. Néanmoins, le projet qui est en discussion depuis plusieurs années est critiqué par les résidents sur plusieurs points dont le gabarit des bâtiments, la création d’espaces libres de qualité et le trafic engendré. Les participants souhaitent pour le développement du site de la Porte de Hollerich une bonne cohérence de l’architecture en harmonisant la hauteur des nouveaux bâtiments avec celles des structures existantes, une mixité des fonctions et un concept de mobilité contemporain. Il sera aussi très important de garantir la création de centres d’animation, comme des places publiques accueillant des commerces et services de proximité, et qui permettent en plus l’organisation d’événements citoyens, endroit qui fait défaut actuellement dans ce secteur de Hollerich. Il y a eu de participants qui ont beaucoup insisté sur le fait de bien connecter le projet Porte de Hollerich au quartier et de ne pas créer une île isolée.

Les participants souhaitent que le réseau de bus soit réorganisé pour augmenter la desserte, le nombre de liaisons, et qu’aux heures de moindre fréquentation des autobus plus petits soient utilisés. L’objectif serait de créer un véritable réseau de liaisons inter-quartier. Il est ressorti des discussions que le réseau des pistes cyclables devrait être développé encore davantage et que la sécurité soit améliorée.

Merl

Les habitants ont relevé le caractère villageois de Merl comme un aspect positif du quartier.Malheureusement cette caractéristique disparait de plus en plus avec les nouveaux projets d’envergure qui ne s’intègrent pas toujours  dans le quartier, entre autre le nouveau développement sur l’ancien site « Luxlait ». Ce projet propose une volumétrie trop massive et atypique du quartier, qui n’est pas en harmonie avec le tissu bâti existant. Les participants demandent une meilleure intégration des nouvelles constructions et une plus grande diversité de type de logement, maisons unifamiliales, bi familiales et plurifamiliales. Le quartier « Am Bongert » a été cité comme bon exemple de quartier du point de vue de la qualité de vie et de la volumétrie.

Les habitants sont d’avis qu’il n’y a pas assez d’aires de jeux, surtout pour les adolescents, qui ne disposent pas suffisamment de lieux de rencontre. Il y a le « parc de Merl », à proximité et quelques îlots de verdure le long de la Pétrusse, mais ceux-ci sont difficilement accessibles.

Les participants souhaitent une place publique, une aire de détente et une aire de jeux au centre de Merl, à l’arrière de l’école. Lors de la présentation des résultats des groupes de travail, Madame Polfer a annoncé que dans le cadre du PAP au centre de Merl, en procédure d’approbation, de tels espaces libres sont prévus.

Il y a aussi l’idée d’une revalorisation du cours d’eau Pétrusse, qui permettrait de créer une liaison piétonne et cyclable vers le centre de la ville, d’augmenter le nombre d’espaces verts et de détente dans le quartier et leur mise en réseau. Dans le même esprit, une trame verte pour piétons et cyclistes devrait être aménagée entre le centre de Merl et le cimetière dans le cadre des PAP à réaliser.

Le réseau de pistes est généralement apprécié, mais il manque des liaisons sur quelques grands axes routiers, ce qui pose un problème de sécurité aux usagers, Il y a aussi des problèmes d’accessibilité pour des personnes à mobilité réduite à quelques endroits, par exemple aux alentours du site de Luxlait, en cours de réalisation.

Un autre point positif du quartier est le grand nombre de places disponibles dans les écoles de quartier. Toutefois, beaucoup de parents conduisent leurs enfants à l’école en voiture, ce qui génère beaucoup de trafic et un sentiment d’insécurité autour des écoles et dans le quartier en général.

Les habitants déplorent aussi la charge de trafic très importante sur la route de Longwy et la rue de Merl. Pour remédier à cette situation un contournement du coté ouest, est prévu le long de l’autoroute. Ce boulevard devrait selon les habitants recevoir uniquement une fonction de mobilité et de transition verte entre l’agglomération et l’autoroute. Les participants ne souhaitent pas qu’il soit bordé de constructions. Les habitants se posent des questions quant au projet d’un nouveau centre de recyclage, qui est prévu aux abords de ce nouveau boulevard.

Le concept de mobilité devrait prévoir que l’autoroute d’Esch se termine plus tôt à l’extérieur de l’agglomération, pour se transformer en boulevard urbain dans le futur quartier de la Porte de Hollerich. Il y a eu aussi la proposition de concevoir les rues résidentielles selon un système de labyrinthes, comme il en existe déjà dans le quartier Limpertsberg.

Un grand souci des habitants est la construction projetée des réservoirs à essence, qui selon le plan sectoriel sont prévus au sud de Merl. Les habitants ne comprennent pas comment un site si près des habitations a pu être choisi. Ces réservoirs auraient un impact énorme sur le quartier de Merl et constitueraient un danger important pour la population. En plus, la construction de ces réservoirs va réduire les surfaces vertes existantes et avoir un impactimportant  sur le paysage.

Rapport de la réunion de dialogue des quartiers Cessange et Gasperich

La réunion de dialogue des quartiers Cessange et Gasperich a eu lieu le 2 avril 2014 dans le Centre culturel de Cessange. Plus de 110 personnes ont participé à la quatrième des 10 réunions de dialogue qui ont lieu dans le cadre de la révision du PAG de la Ville de Luxembourg. Le grand nombre de participants à cette réunion montre l’intérêt particulier des résidents et visiteurs qui souhaitent s’investir dans la conception du futur développement de leur quartier respectif.

Après un mot de bienvenue de Lydie Polfer, bourgmestre de la Ville de Luxembourg, Chantal Zeyen du bureau d’études Zeyen+Baumann a brièvement présenté les caractéristiques démographiques de la ville et des quartiers respectifs ainsi que les résultats de l’enquête en ligne des répondants des quartiers Cessange & Gasperich.

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Par la suite, les personnes présentes ont été invitées à former 6 groupes de discussion, accompagnés par des urbanistes participant à l’élaboration du nouveau PAG de la Ville de Luxembourg. Les membres de ces groupes ont été invités à discuter ouvertement et pendant une heure, sur les sujets suivants :

  • Points forts et faibles de leur quartier respectif,
  • Priorités de développement pour leur quartier respectif,
  • Idées et mesures concrètes pour améliorer la qualité de vie dans leur quartier.

A la fin de la réunion de dialogue, Lydie Polfer a remercié cordialement toutes les personnes présentes d’avoir contribué à cette expérience particulièrement positive. De plus, elle tient à assurer que les remarques, critiques, suggestions et idées seront, dans la mesure du possible, prises en considération lors de l’élaboration du nouveau PAG, qui sera présenté de manière officielle mi-2015. Dès à présent, elle invite le public à la réunion finale qui aura lieu le 1er juillet 2014 à 18h30 au centre culturel « Tramsschapp » au Limpertsberg et qui clôturera le projet de participation citoyenne.

Plusieurs constats et propositions n’ayant pas un rapport direct avec la refonte du PAG ont été relevés au sein des groupes de discussion. Ces constats et propositions ne sont pas repris dans le présent rapport mais seront transmis aux services municipaux compétents.

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Gasperich

Les habitants de Gasperich ont une vision plutôt positive quant à la vie dans leur quartier en général mais ont relevé plusieurs faiblesses, qui tendent à s’amplifier avec le temps. Ils apprécient le caractère villageois de leur quartier malgré une proximité directe avec le centre, avec des offres de services adaptés aux besoins des familles (médicales, pour la petite enfance, sports et loisirs) et des commerces de proximité. Les espaces verts de qualité qui tendent à s’agrandir grâce aux nouveaux projets ainsi que de bonnes connexions en matière de transport en commun sont des atouts pour la qualité de vie du quartier.

En revanche, les résidents observent une densité trop importante des nouveaux logements et déplorent une carence en matière de logements adaptés aux personnes âgées. Lors de la discussion, les résidents ont exprimé leur préférence pour la construction de maisons unifamiliales / de petites dimensions, correspondant aux structures existantes (comme notamment le quartier “Colonie”) plutôt que des résidences. Il faudra respecter l’identité et la mixité sociale du quartier lors de la rénovation urbaine et l’extension de Gasperich. La mixité des fonctions et des typologies de logement dans les projets du Ban de Gasperich et du Midfield devront être intégrées dans le concept global du PAG.

Quant au centre du quartier, il faudra réfléchir à une solution concernant le prix des loyers des locaux commerciaux pour maintenir les commerces de proximité existants, encourager l’installation de nouveaux petits commerces et ainsi soutenir une certaine attractivité et dynamique au sein du quartier. De plus, un manque d’espaces récréatifs ou de rencontre pour enfants, adolescents et même pour adultes est identifié. Il faudra (ré)aménager des espaces de rencontre conviviaux, adaptés à chacun et répondant aux besoins de la vie de quartier, p.ex. : maison des jeunes, aire de jeux, place publique avec zone de stationnement – avec l’objectif de maintenir le caractère villageois du quartier. D’autres points discutés étaient le manque d’un centre culturel adapté aux besoins du quartier.

Par rapport aux différents projets en cours ou futurs, les habitants craignent une dégradation de la qualité de vie au sein de leur quartier, la disparition progressive du caractère villageois et de la mixité sociale bien représentée à Gasperich mais aussi que l’arrivée de nouvelles populations ne soient pas anticipées. Les participants regrettent un manque de concertation avec la population lors de la réalisation du Ban de Gasperich afin de mieux répondre aux craintes et aux attentes de la population.

Vue l’absence d’interrelation vis-à-vis des quartiers environnants (notamment Cessange), les participants souhaitent que les chemins piétons existants soient mieux entretenues et un réseau de mobilité douce intra- et inter-quartier soit développé. Cette offre peut permettre des liaisons directes vers les quartiers voisins et garantir de bonnes connections avec le futur tram, pour encourager la population à utiliser les transports en commun. D’autres connexions, notamment vers la zone d’activités de la Cloche d’Or, pourraient d’avantage soutenir ce développement. La zone tampon, entre la zone industrielle et le quartier résidentiel, pourrait être mise en valeur d’un point de vue des liaisons pour la mobilité douce et la qualité de séjour.

L’offre en places de stationnement est insuffisante par rapport à la demande et la circulation automobile s’est particulièrement dégradée, en raison de l’augmentation du trafic, local et de transit, et en raison du comportement des automobilistes. Il sera important d’anticiper l’arrivée de populations liées aux nouveaux projets environnants (surtout du Ban de Gasperich) et d’adapter le réseau routier en fonction du trafic local et de transit, par la mise en place de zones 20/30 ou contournement et de renforcer les contrôles pour garantir la sécurité des résidents, notamment des plus jeunes.

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Cessange

Les habitants de Cessange ont une vision positive concernant la vie dans leur quartier. Les résidents apprécient particulièrement cette situation privilégiée avec une bonne mixité sociale et adapté à tout type de familles. Situé au cœur d’espaces naturels, le quartier est à proximité du centre-ville et bénéficie d’une offre de transports en commun satisfaisante. Par ailleurs la propreté et la qualité des espaces publics, relativement bien entretenus ainsi que l’offre commerciale assez diversifiée sont appréciées. Quant au développement récent du quartier, le réaménagement du parc de Cessange apporte beaucoup à la qualité de vie du quartier.

Les résidents comprennent que leur quartier présente un potentiel de croissance au niveau de l’habitat important, mais souhaitent que ce développement soit fait d’une façon plus consciente et adaptée aux structures existantes. La densité des nouvelles constructions, comme notamment le “Brill”, avec une concentration sur des maisons plurifamiliales de volume important change l’image du quartier. Avec une croissance de population plus importante, le quartier évolue vers un espace plus urbanisé. Certains sujets discutés dans ce contexte étaient:

  • un développement de structures plus adaptées aux structures existantes, avec un parcellaire plus petit qui respecte le caractère villageois,
  • une meilleure intégration des nouveaux habitants au sein de la communauté du quartier,
  • le développement du centre de Cessange avec une mixité de fonctions plus diversifiée,
  • une évaluation des capacités de l’école primaire existante, qui est jugée insuffisante pour accueillir les enfants des logements projetés et l’extension ou la construction d’une nouvelle école sur un seul site,
  • une diversification en matière des logements et répondant à tout type de population, par exemple des logements adaptés aux personnes âgées ou en adéquation avec le budget des jeunes ménages et ainsi préserver la mixité sociale déjà présente dans leur quartier.

Très attachés à la vie de leur quartier, la population de Cessange souhaite davantage l’aménagement de lieux de rencontre conviviaux et sécurisés. Ils déplorent l’absence d’infrastructures publiques sportives ou de loisirs, de lieux adaptés au rassemblement des jeunes (maison des jeunes) ainsi que des espaces aménagés pour des rencontres inter-quartier et intergénérationnelles (parc avec infrastructures de remise en forme, barbecue). L’espace public existant (placettes et parc) est bien apprécié, mais les résidents observent un manque de concept global, qui lie les différents éléments existants en tant qu’un ensemble au centre du quartier.

Si l’offre commerciale est déjà bien présente et diversifiée, les résidents souhaitent préserver le caractère dynamique et attractif du quartier. C’est pourquoi, ils souhaitent voir l’installation de nouveaux petits commerces, restaurants, cafés et services de proximité (banque) et proposent la mise en place régulière d’un petit marché villageois. Cette offre pourrait être créée par la mise en place d’un nouveau concept de centre de quartier et la mise en valeur des espaces publics.

Concernant le trafic routier au sein de leur quartier, la population de Cessange relève une augmentation du trafic et de la vitesse, notamment sur les axes principaux (rue de Cessange et rue Verte), une pénurie en matière de stationnement public (à proximité de la crèche), des difficultés d’accessibilité vers la zone d’activités et de connexions inter- et intra-quartier (en transports en commun ou par voie douce). Ces différents points engendrent des problèmes de sécurité, notamment pour le déplacement des piétons et des plus jeunes.

Pour y remédier, les habitants proposent diverses mesures d’apaisement du trafic, dont l’aménagement d’infrastructures routières incitant le ralentissement des automobilistes, la création de stationnements à des endroits stratégiques ainsi que davantage de contrôles sur les axes principaux. Ils proposent la création d’un véritable réseau de mobilité douce inter- et intra-quartier, notamment vers les commerces. Une piste cyclable le long de la “Zéissengerbaach”, qui pourra être aménagée lors de l’extension du parc, permettra de créer une meilleure connexion vers Hollerich/Merl et pourrait être prolongée jusqu’à la vallée de la Pétrusse. Cette liaison pourra servir d’alternative au passage sous les rails, qui présente un danger pour les piétons et les cyclistes. D’autres idées sont l’agrandissement du réseau de stations vel’oh dans le quartier et l’amélioration de l’offre en matière de transport en commun, avec la mise en place de lignes de bus transversales n’ayant pas besoin de passer vers la gare centrale (p.ex. vers Gasperich). De plus, des connexions vers les espaces verts au delà de l’autoroute amélioreraient le réseau de mobilité douce.

Vue la situation du quartier proche des axes routiers, ferroviaires et du trafic aérien, les résidents du quartier doivent endurer les nuisances relatives. Parmi les propositions discutées, l’aménagement d’un mur antibruit et la limitation de la vitesse à 90 km/h sur l’autoroute amélioreraient la qualité de vie. Le respect des zones tampon autour des sources de nuisance est un point important à respecter lors de l’aménagement des extensions urbaines dans le quartier. De plus, certains résidents sont inquiets par le nouveau dépôt de carburant et le contournement de Cessange (“Boulevard de Cessange”) et aimeraient être plus informés sur les plans, l’envergure et le timing de ces projets étatiques.

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Rapport de la réunion de dialogue des quartiers Beggen, Dommeldange, Eich et Weimerskirch

La troisième réunion de dialogue des quartiers Beggen, Dommeldange, Eich et Weimerskirch a eu lieu le 1er avril 2014 dans le Centre culturel de Beggen. Plus de 90 personnes ont participé à la troisième des 10 réunions de dialogue qui ont lieu dans le cadre de la révision du PAG de la Ville de Luxembourg. Le grand nombre de participants à cette réunion montre l’intérêt particulier des résidents et visiteurs qui souhaitent s’investir dans la conception du futur développement de leur quartier respectif.

Après un mot de bienvenue de Lydie Polfer, bourgmestre de la Ville de Luxembourg, Chantal Zeyen du bureau d’études Zeyen+Baumann a brièvement présenté les caractéristiques démographiques de la ville et des quartiers respectifs ainsi que les résultats de l’enquête en ligne des répondants des quartiers Beggen, Dommeldange, Eich & Weimerskirch.

Par la suite, les personnes présentes ont été invitées à former 6 groupes de discussion, accompagnés par des urbanistes participant à l’élaboration du nouveau PAG de la Ville de Luxembourg. Les membres de ces groupes ont été invités à discuter ouvertement et pendant une heure, sur les sujets suivants :

  • Points forts et faibles de leur quartier respectif,
  • Priorités de développement pour leur quartier respectif,
  • Idées et mesures concrètes pour améliorer la qualité de vie dans leur quartier.

A la fin de la réunion de dialogue, Lydie Polfer a remercié cordialement toutes les personnes présentes d’avoir contribué à cette expérience particulièrement positive. De plus, elle tient à assurer que les remarques, critiques, suggestions et idées seront, dans la mesure du possible, prises en considération lors de l’élaboration du nouveau PAG, qui sera présenté de manière officielle mi-2015. Dès à présent, elle invite le public à la réunion finale qui aura lieu le 1er juillet 2014 à 18h30 au centre culturel « Tramsschapp » au Limpertsberg et qui clôturera le projet de participation citoyenne.

Plusieurs constats et propositions n’ayant pas un rapport direct avec la refonte du PAG ont été relevés au sein des groupes de discussion. Ces constats et propositions ne sont pas repris dans le présent rapport mais seront transmis aux services municipaux compétents.

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Beggen

Les résidents de Beggen ont plutôt une vision positive de leur quartier, principalement en ce qui a trait aux commerces et services de proximité, à la desserte des transports publics, à la proximité du centre-ville de Luxembourg ainsi que la qualité des espaces récréatifs et de détente. En matière de commerces et de services, les deux centres commerciaux à Beggen et à Bereldange sont un atout certain pour la qualité de vie au quotidien, sans compter les autres services disponibles le long de la rue de Beggen : coiffeur, pharmacie, café, restaurant, station-service et autres.

La mixité des cultures est très intéressante dans le quartier et les échanges entre les différents acteurs méritent d’être encouragés. C’est pourquoi, la plupart des participants souhaite qu’un lieu de rencontre central soit aménagé afin de favoriser la vie de quartier et les événements citoyens ; fête de quartier, soirée cinéma en plein air, médiathèque, bibliothèque (…). Un tel espace pourrait être aménagé près du site du Match et serait une véritable plus-value à Beggen.

Un autre souhait est l’aménagement d’un endroit à caractère plus naturel où il serait possible de se réunir pour faire des grillades et des activités en plein air, jeux de boules ou un jardin communautaire. Un tel espace pourrait être aménagé près des rues de Marche et du Travail.

Concernant les équipements publics, les résidents sont également satisfaits des équipements disponibles avec le site scolaire, les structures d’accueil, le centre culturel et les aires de jeux. Plusieurs résidents ont mentionnés que l’école de Beggen a presque atteint ses limites de capacité. Dans cette perspective, la construction d’un nouvel établissement scolaire s’imposera bientôt, sinon il faudra retarder la construction de nouveaux logements en attendant que la situation se stabilise. Le manque d’espaces de rencontres pour jeunes et adolescents a également été relevé. Une solution serait peut-être la transformation du parking près de l’école en terrain de basket et autres équipements.

De l’avis général, le patrimoine bâti n’est pas exceptionnel, mais il présente un tissu urbain plutôt homogène qu’il serait important de préserver en vue de protéger l’identité du quartier. Les résidents souhaitent le maintien des habitations à caractère unifamiliale dans leur quartier, plutôt que la construction de grandes résidences mal conçues. Lors de l’élaboration du nouveau PAG, il sera très important de préserver la structure unifamiliale et de garantir l’harmonie entre le patrimoine bâti existant et les nouvelles constructions. Les mesures à mettre en œuvre doivent garantir à long terme la qualité des transformations au sein du quartier. Le règlement de construction, actuellement trop stricte, n’admet pas toujours la réfection d’anciennes bâtisses. Selon certains résidents, il semble que le quartier soit trop axé sur le logement, ce qui risque de le transformer, à terme, en « quartier dortoir », d’où le besoin d’une mixité fonctionnelle accrue.

La disparition progressive des espaces boisés en raison du développement de nouvelles habitations concerne les résidents. La plantation d’arbres autour de l’école et le long de la rue de Beggen pourrait remédier à la situation. Le grand nombre d’espaces verts et de détente entourant le quartier est un véritable atout qu’il s’agit de maintenir, voire d’augmenter. La Ville doit s’engager davantage à mieux communiquer avec les résidents du quartier, surtout au niveau de la réalisation des grands chantiers.

Un des principaux soucis des résidents du quartier est le trafic de transit excessif sur la rue de Beggen, une situation qui s’est empirée depuis quelques années à cause de l’augmentation du nombre de résidents, d’emplois offerts dans la ville et de chantiers. Outre les problèmes de pollution, de bruit et de sécurité pour les piétons et cyclistes, la rue de Beggen constitue une barrière physique dans le quartier, limitant les échanges intra quartiers. Pour certains résidents, le manque d’emplacements de stationnement représente un autre point sensible. Un projet dans ce domaine pourrait être l’aménagement d’un P+R sur le site ARBED.

La vitesse excessive dans certaines rues en « zone 30 » ainsi que l’augmentation du trafic indésirable à proximité du site scolaire de Beggen et de la pharmacie ont aussi été relevées. Des propositions, comme des contrôles radars plus fréquents qui obligeraient les automobilistes à adapter leur vitesse, l’aménagement d’une aire « dépose minute » le long de la rue de Beggen pour laisser les enfants à l’école, et des emplacements de stationnement de très courte durée (10 minutes) près de la pharmacie, ont été faites. Le pont enjambant les voies ferrées, près de l’ambassade de Russie, a aussi été défini comme un point noir du réseau routier, en particulier aux heures de pointe.

L’excellente desserte du réseau des transports en commun a été relevée, aussi bien pour les déplacements quotidiens-emploi, que pour les loisirs / consommation. Par contre, aux heures de pointe, les capacités des bus sont insuffisantes, ce qui a pour résultat de réduire considérablement le confort des utilisateurs. Une augmentation de la cadence des bus, aux heures de pointe, pourrait remédier à ce problème. Le fait que le réseau de transport est trop axé vers le centre-ville et qu’il n’y ait pas de City Night Bus qui dessert le quartier Beggen sont des points négatifs pour certains résidents.

En général, la qualité des réseaux de mobilité douce n’est pas suffisante en particulier pour les déplacements à vélo, qui présentent souvent un danger, par exemple sur la rue de Beggen, la rue d’Eich, et de la place Dargent. Des itinéraires parallèles à la rue de Beggen permettraient d’améliorer sensiblement la qualité et la sécurité des réseaux de mobilité douce. Il a été proposé de créer des liaisons piétonnes et cyclables entre la rue des Grottes, la rue de Bourgogne, la rue de Marche et la rue Roger Barthel à Bereldange.

L’extension du réseau vel’oh, ainsi que la sécurisation des routes cyclables existantes pourraient faciliter les déplacements à courte distance au sein du quartier. Le fait d’augmenter la place du piéton et du cycliste au sein des quartiers d’habitation pourrait inciter les automobilistes à adopter un meilleur comportement. L’aménagement de sentiers pédestres à proximité du centre du quartier le long de l’Alzette pourrait être une solution.

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Dommeldange

Les résidents du quartier de Dommeldange apprécient la proximité, d’une part, avec la ville et, d’autre part, avec la nature et les espaces verts (bois). Ces espaces verts à proximité du quartier (cf. Grünewald, Kohlenberg, Eicherfeld) représentent une véritable plus-value qu’il est nécessaire de protéger. Au niveau du patrimoine bâti, les résidents apprécient le caractère villageois de leur quartier, qui s’est vu affiner par l’aménagement d’une belle place publique et sont d’avis que ce caractère est à préserver.

Lors de l’élaboration du nouveau PAG, il faudra veiller à ce que les nouvelles constructions s’intègrent parfaitement dans l’image du quartier car, actuellement, l’ancien et le nouveau n’harmonisent pas. Les gens ne veulent pas que de grandes résidences impersonnelles et à l’architecture « douteuse » prolifèrent dans le quartier. La rue du Château, le sentier de la scierie, la rue de Raspert et la rue S.G. Thomas nécessitent d’être protégés, car leur valeur historique est indispensable à l’aspect du quartier. En outre, les résidents refusent toute construction au « Dummeldénger Bierg » et souhaitent une meilleure protection des zones des sources d’eau contre une contamination.

Les résidents se plaignent du manque de commerces dans leur quartier et, notamment, l’absence de banque ou de bancomat. Au niveau de l’espace public et des lieux de rencontre, la place de la Gare nécessite un réaménagement en vue de revaloriser cette partie du quartier et d’augmenter son attractivité. Pourtant la placette devant l’église est jugée très agréable. Une possibilité de réaménagement pour le site Arbed est celle d’un concept à prédominance piétonne avec espaces publics de qualité (une place majeure permettant la rencontre entre les quartiers de Beggen, Dommeldange et Eich), commerces et autres activités qui n’attirent pas trop de trafic extérieur.

Le quartier se réjouit d’une excellente connexion au réseau des transports en commun, pourtant certains participants sont d’avis que le parc de l’Europe est mal desservi. Cependant, l’excès du trafic (Schleichverkehr) et la pénurie d’emplacements de stationnement posent problème. L’aménagement d’un cul de sac dans la rue du Château pourrait remédier à la situation problématique du trafic excessif. La bonne connexion au réseau cyclable pourrait être complétée par l’aménagement d’un itinéraire cyclable en direction d’Echternach. Généralement, la question des liaisons est posée : liaison au réseau des pistes cyclables (Krommlängten…), liaisons au-delà des voies ferrées, lien direct et confortable au nouvel ascenseur au Pfaffenthal, etc. Il est précisé que les participants souhaitent le maintien du pont au-delà des voies ferrées à hauteur de l’ambassade de Russie et ne souhaitent ni un rétrécissement, ni un élargissement du tablier.

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Eich

Les participants du quartier d’Eich apprécient les espaces verts dans leur quartier (parc Laval et parc autour de la Fondation Felix Chomé), la bonne desserte en transports en commun et l’offre en pistes cyclables. Ceux-ci sont des atouts au niveau de la qualité de vie dans le quartier. Néanmoins, il a été constaté que le quartier Eich est exposé à un trafic considérable se dirigeant vers Mersch.

Bien que l’offre d’itinéraires cyclables et de transports en commun couvre les besoins des résidents (sauf pendant la nuit), il faut songer davantage aux liaisons et connexions pour piétons et cyclistes. Afin d’améliorer les conditions pour les piétons dans la Montée Pilate, le trottoir pourrait être aménagé en escaliers. En raison de l’exiguïté des voies, les rues de la Cimenterie, des Hauts-Fourneaux et d’Eich connaissent souvent des perturbations au niveau du trafic. L’élargissement de ces rues pourrait remédier à cette situation souvent problématique. Le réglage des feux au carrefour de la rue de Beggen et de la Montée Pilate, qui passent au rouge en soirée/nuit, est à revoir.

En matière d’environnement et de protection de la nature, un manque d’espaces verts a été constaté. L’Eicherfeld devrait idéalement être exclu de la zone à bâtir et transformé en zone protégée. La protection des forêts, derrière la clinique d’Eich, est indispensable. La plantation d’arbres dans la rue de Beggen pourrait également contribuer à une augmentation du nombre d’espaces verts.Comme la grotte, dans la rue des Grottes, est mal entretenue, une remise en état et une revalorisation de cette dernière ont été proposées. Un autre souci en matière de protection de l’environnement et de la nature est la construction à proximité des versants et l’instabilité du terrain qui suit des constructions dans ces zones.En termes de développement urbain, il a été retenu qu’à côté de la construction d’une nouvelle école dans le quartier, la réfection et l’aménagement de la rue Mühlenbach font partie des mesures importantes à prévoir dans le futur. L’ancien terrain Arbed est en mauvais état et très pollué. Il a été proposé d’y installer un P+R, des logements, des installations favorisant la pratique du sport ou des commerces. Au niveau de la cohésion sociale, le manque de lieux de rencontre, d’installations sportives et de commerce a été constaté. Il a été proposé de favoriser l’installation de commerces et de mettre en place des infrastructures sportives.

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Weimerskirch

Lors de la discussion des atouts et des faiblesses du quartier, les résidents ont identifié les caractéristiques de Weimerskirch. Le quartier se distingue par une topographie marquée et sa situation entre la vallée de l’Alzette et le plateau du Kirchberg. Les versants boisés, la réserve naturelle du Kuebebierg et le patrimoine bâti lui donnent une image singulière. Le caractère villageois et tranquille du quartier (du moins hors des heures de pointe du trafic de transit) ainsi que le parc Laval à proximité apportent une bonne qualité de vie.

Le charme du quartier se traduit par un tissu urbain hétérogène et avec des structures à petites échelles. Malheureusement, cette unité de structures typiques est en voie de disparition. Le développement du quartier a permis une croissance de nouvelles constructions, souvent mal adaptées à la situation existante. Les gabarits trop importants et le non-respect des versants rocheux sont les éléments les plus visibles de cette thématique (p.ex. dans la rue du soleil). Il a donc été proposé de protéger le patrimoine bâti dans le cadre du nouveau PAG et de favoriser la rénovation des petites structures existantes, par opposition à une “croissance à tout prix”. Les résidents craignent que le projet de construction au lieu-dit “Schëttermarjall” produise des nouveaux flux de trafic importants et que la densité soit trop importante pour le quartier.

D’un point de vue social, le manque de lieux de rencontre pour enfants, jeunes et adultes a été mentionné à plusieurs reprises. La redynamisation du centre culturel, l’installation de cafés et l’aménagement d’aires de jeux voire d’un terrain multisports représentent des solutions envisageables. Un meilleur aménagement des rues et la création d’une place de quartier sont des options permettant de valoriser l’espace public, qui est actuellement utilisé comme espace de circulation. Actuellement, il n’y a pas de véritable centre de quartier et les commerces de proximité ainsi que les petits cafés et restaurants ont disparu au fil du temps. Il est proposé d’aménager un centre de quartier avec une telle mixité de fonctions, qui pourra aussi être réalisé dans le cadre d’une mise en valeur des bâtiments existants/historiques. Une diversification des offres pour enfants et adolescents et des offres sportives pourrait aussi apporter des nouveaux éléments à la vie sociale du quartier.

Le quartier de Weimerskirch est un quartier de passage et les excès de vitesse rendent la situation dangereuse pour les cyclistes et piétons. La rue du Kirchberg, qui sert d’accès au plateau du Kirchberg, est surchargée et le développement récent de la population a mené à une pénurie chronique d’emplacements de stationnement. Pour remédier aux problèmes de circulation, les résidents ont proposé différentes solutions:

  • L’aménagement de pistes cyclables et de sentiers pédestres permettrait d’optimiser les connexions entre les quartiers, notamment entre Weimerskirch et Eich et d’améliorer la situation dangereuse existante, surtout le passage situé en-dessous de la ligne ferroviaire, qui n’est plus adapté aux besoins des résidents. Une liaison vers le nouvel ascenseur au Pfaffenthal par le parc Laval faciliterait l’accès au plateau du Kirchberg pour les cyclistes.
  • L’introduction du système vel’oh dans le quartier pourrait également soulager la situation et inciter les résidents du quartier à renoncer à leur voiture pour les courtes distances.
  • Des contrôles radars en dehors des heures de pointe, surtout sur la rue du Kirchberg, inciteraient les automobilistes à ralentir, ce qui permettrait d’améliorer la sécurité.
  • Les transports en commun sont axés sur la gare de Dommeldange, qui offre des bonnes correspondances. Cependant, il n’existe pas de réelle coordination entre les horaires des bus et de trains.

Rapport de la réunion de dialogue des quartiers Mühlenbach et Rollingergrund

En date du 27 mars 2014, les résidents des quartiers Rollingergrund et Muhlenbach ont été invités à venir participer à la deuxième des 10 réunions de dialogue que la Ville de Luxembourg organise dans le cadre du processus de révision du PAG de la capitale. En somme, une trentaine de résidents ont été présents lors de cette réunion afin de partager leurs idées et suggestions par rapport à la conception future de leur quartier.

Après un mot de bienvenue de Lydie Polfer, bourgmestre de la Ville de Luxembourg, Chantal Zeyen du bureau d’études Zeyen+Baumann, a brièvement présenté les caractéristiques démographiques de la ville et des quartiers respectifs, ainsi que les résultats de l’enquête en ligne des répondants des quartiers Mühlenbach & Rollingergrund.

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Ensuite, les personnes présentes ont été invitées à former 3 groupes. Accompagnés par des urbanistes impliqués dans l’élaboration du nouveau PAG de la Ville de Luxembourg, les membres de ces groupes ont été invités à discuter, ouvertement pendant une heure, sur les sujets suivants :

  • Points forts et faibles de leur quartier respectif
  • Priorités de développement pour leur quartier respectif
  • Idées et mesures concrètes pour améliorer la qualité de vie dans leur quartier

A la fin de la réunion de dialogue, Lydie Polfer a remercié cordialement toutes les personnes présentes d’avoir contribué à cette expérience particulièrement positive. De plus, elle tient à assurer que les remarques, critiques, suggestions et idées seront dans la mesure du possible prises en considération lors de l’élaboration du nouveau PAG qui sera présenté de manière officielle mi-2015. Dès à présent, elle invite le public à la réunion finale qui aura lieu le 1 juillet 2014 à 18h30 au centre culturel « Tramsschapp » au Limpertsberg  et qui clôturera le projet de participation citoyenne.

Plusieurs constats et propositions n’ayant pas un rapport direct avec la refonte du PAG ont été relevés au sein des groupes de discussion. Ces constats et propositions ne sont pas repris dans le présent rapport dans leur ensemble, mais seront transmis aux services municipaux compétents.

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Rollingergrund

En ce qui concerne le développement urbain de leur quartier, les résidents du Rollingergrund ont constaté une évolution positive au cours des 10 dernières années. Ils considèrent que leur quartier offre une qualité de vie très agréable et que sa localisation à proximité du centre-ville est un atout majeur.

La proximité du Parc Tony Neuman au Limpertsberg et les versants boisés sont des atouts du quartier. En plus des espaces verts existants, de nombreux sentiers en site propre offrent de bonnes liaisons inter quartier pour les piétons et cyclistes, par exemple vers le Glacis à partir de la rue Jean-François Boch.

Un autre point positif est le caractère villageois de certaines parties du Rollingergrund, comme la rue Jean-François Boch, la rue Um Knaeppchen, la Montée des Tilleuls,… C’est cette richesse du patrimoine bâti qui est une des principales caractéristiques du quartier.

Dans cette logique, les résidents souhaitent que la construction de nouveaux logements, l’entretien et la rénovation des constructions existantes tiennent davantage compte des caractéristiques du bâti et du tissu urbain existant. Afin de garantir la sauvegarde et la mise en valeur des nombreuses bâtisses qui témoignent de l’histoire du quartier, les résidents demandent que PAG prévoie des mesures concrètes protégeant le bâti existant voire l’identité du quartier.

Bien que beaucoup de participants pensent que l’offre en termes de logements n’est pas suffisante, et souvent peu adaptée aux besoins des familles, il y a consensus pour dire que le développement, voire une densification douce du quartier, ne doit pas se faire systématiquement par la construction de résidences de très grands gabarits, qui sont souvent incompatibles avec le caractère villageois que les résidents souhaitent maintenir.

Au contraire, les nouvelles constructions doivent s’intégrer de manière harmonieuse dans le tissu bâti existant. Un manque d’harmonie entre les nouvelles constructions et les constructions existantes déstructure le tissu urbain du quartier, par exemple par la différence importante de la hauteur. Ceci est notamment le cas pour les nouvelles constructions dans le Val Saint André et le Val Fleuri.

Comme le quartier s’articule le long de la rue de Rollingergrund, beaucoup de résidents sont exposés aux nuisances de la circulation. En plus du manque d’emplacements de stationnement, le volume considérable du trafic pendant les heures de pointes, l’augmentation du nombre de poids lourds et les excès de vitesse fréquents sur cette rue principale et dans les quartiers résidentiels périphériques créent des problèmes de sécurité routière, entre autre pour les cyclistes et piétons.

Concernant les transports en commun, les résidents sont satisfaits de l’offre, sauf pour le Reckenthal où l’offre est jugée insuffisante. Il manque également de liaisons directes vers les quartiers voisins.

Le concept de mobilité devra prévoir des mesures d’apaisement du trafic, par exemple des rétrécissements de la chaussée, des améliorations pour la mobilité douce et élargissement des trottoirs. Ces mesures permettent d’augmenter la sécurité des piétons et cyclistes et de favoriser les trajets sans voitures au sein du quartier. Ainsi la piste cyclable Eich-Rollingergrund-Centre-Ville est interrompue à plusieurs reprises par le réseau routier, p.ex. à la place de l’étoile à partir de la place Maurice Pescatore.

Concernant la mixité des fonctions dans le quartier, les participants ont relevé le manque de lieux de rencontres et de commerces de proximité. La question était de savoir s’il était possible de remédier à cette situation comme  la population du quartier est assez faible et une plus grande offre en commerces de proximité générera encore plus de flux de trafic et intensifiera davantage le manque en places de stationnement. Un autre problème est celui de l’état des infrastructures scolaires comme notamment l’école primaire, qui est fortement critiqué par les parents.

Concernant la revalorisation du site Villeroy&Boch, les résidents ont proposé d’y développer un nouveau centre de quartier à vocation mixte comprenant des logements, des commerces, des entreprises, des services, des équipements publics, ainsi que des espaces libres de qualité ; parc, place publique, maillage écologique avec les versants de vallée déjà boisés. Plusieurs projets concrets ont été mis en évidence comme ; des logements pour jeunes ou étudiants qui pourraient bénéficier de loyers adaptés à leur situation financière particulière, une pépinière d’entreprises, un espace culturel, une bibliothèque de quartier, (…). L’objectif formulé par les résidents est de trouver une solution qui s’intègre dans le tissu de Rollingergrund/ Muhlenbach et de ne pas créer un îlot monofonctionnel avec une densité trop élevée et sans rapports aux structures existantes.

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Muhlenbach

En général, les résidents du quartier Muhlenbach se sentent à l’aise dans leur quartier, qui est caractérisé par de nombreux espaces verts (Eicherfeld et Bambësch), une offre généreuse en aires de jeux, une proximité avec le centre-ville et leur lieu de travail ainsi qu’une tranquillité surprenante compte tenu de sa situation en plein milieu de la capitale.

Afin de garantir une apparence homogène et adaptée du bâti existant dans le quartier, les résidents suggèrent de continuer à construire selon une certaine typologie du bâti, c’est-à-dire des maisons unifamiliales. Dans cet esprit, ils rejettent l’idée de la construction de résidences supplémentaires (présentant un gabarit plus important), surtout dans la rue J.P.-Huberty, jonchée de maisons unifamiliales.

Le Muhlenbach a l’image d’un “quartier dortoir” qui s’exprime par un manque de vie sociale et de vie associative. Afin de réanimer celles-ci, les résidents s’expriment en faveur de l’aménagement d’un lieu de rencontre, d’un centre culturel ou d’une place publique. Dans le but d’assurer plus de cohésion sociale et au vu du besoin de l’intégration des nouveaux résidents dans le quartier, les résidents proposent d’intensifier les activités du CAPEL et les ouvrir d’avantage pour les habitants du quartier.

Un autre aspect est l’offre commerciale insuffisante, notamment des commerces de proximité. Vu la faible densité de population dans le quartier, les résidents se demandent si une telle activité commerciale pourrait être réalisée. Il faudra trouver, d’une part, le juste milieu entre l’aménagement de logements et, d’autre part, la mise en place d’une offre commerciale et des espaces publics adaptés aux besoins du quartier. Un lieu suggéré dans ce sens pourrait être près de la jonction entre la rue J.P.-Huberty et la rue des Sept Arpents près de l’église, qui se prêterait parfaitement à un tel développement mixte.

Une autre suggestion émise à ce sujet a été la valorisation de l’ancien territoire de Villeroy&Boch, p.ex. par le biais de l’aménagement d’un parc. Des espaces de rencontre (p.ex. pour les associations) dans le cadre d’un centre culturel pourraient enrichir la vie sociale de Muhlenbach et Rollingergrund.  Les résidents recommandent de combiner la mise en place d’un parc avec une piste cyclable le long de la Millebach, dont le tracé pourrait relier le quartier au nouveau parc, au centre-ville et aux quartiers environnants. Dans le cadre de cette mesure, la Millebach qui est actuellement canalisée pourrait être renaturée et mise en valeur.

En termes de mobilité, les résidents ont voulu attirer l’attention de la Ville de Luxembourg sur le trafic de transit (entre autres camions) ainsi que la pénurie d’emplacements parking dans le quartier. Afin de réagir aux excès de vitesse, surtout dans les zones limitées à 30km/h, les résidents revendiquent des mesures d’apaisement du trafic, entre autres des contrôles plus fréquents.

La situation de l’Eicherfeld a été thématisée à plusieurs reprises. Bien que ce lieu soit un des principaux espaces verts du quartier, il est difficilement accessible  à pied ou en vélo. Ainsi, les résidents regrettent le manque de connexions en termes de transport public et de mobilité douce vers ce lieu de détente particulièrement apprécié. A cela, s’ajoute le fait que les routes menant vers l’Eicherfeld sont caractérisées par un trafic de transit et de fréquents excès de vitesse, sources de danger pour les piétons et cyclistes. Afin de protéger le territoire de l’Eicherfeld, les résidents souhaitent une stricte interdiction d’y construire.

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Rapport de la réunion de dialogue des quartiers Grund, Clausen, Pfaffenthal et Neudorf

La première réunion de dialogue des quartiers Grund, Clausen, Pfaffenthal et Neudorf a eu lieu le 25 mars 2013 au centre culturel de Neudorf. Plus de 80 personnes ont participé à cette première de 10 réunions de dialogue qui ont lieu dans le cadre de la révision du PAG de la Ville de Luxembourg. Le nombre de participants à cette première réunion montre l’intérêt particulier des résidents et visiteurs  à vouloir s’investir davantage dans la conception du futur développement de leur quartier respectif.

Après un mot de bienvenue de Lydie Polfer, bourgmestre de la Ville de Luxembourg, Chantal Zeyen du bureau d’études Zeyen+Baumann a brièvement présenté les caractéristiques démographiques de la ville et des quartiers respectifs, ainsi que les résultats de l’enquête en ligne des répondants des quartiers Clausen, Grund, Neudorf & Pfaffenthal.

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Ensuite, les personnes présentes ont été invitées à former 5 groupes de discussion, accompagnés par des urbanistes participant à l’élaboration du nouveau PAG de la Ville de Luxembourg. Les membres de ces groupes ont été invités à discuter ouvertement et pendant une heure, sur les sujets suivants :

  • Points forts et faibles de leur quartier respectif
  • Priorités de développement pour leur quartier respectif
  • Idées et mesures concrètes pour améliorer la qualité de vie dans leur quartier

A la fin de la réunion de dialogue, Lydie Polfer a remercié cordialement toutes les personnes présentes d’avoir contribué à cette expérience particulièrement positive. De plus, elle tient à assurer que les remarques, critiques, suggestions et idées seront dans la mesure du possible prises en considération lors de l’élaboration du nouveau PAG qui sera présenté de manière officielle mi-2015. Dès à présent, elle invite le public à la réunion finale qui aura lieu le 1 juillet 2014 à 18h30 au centre culturel « Tramsschapp » au Limpertsberg  et qui clôturera le projet de participation citoyenne.

Plusieurs constats et propositions n’ayant pas un rapport direct avec la refonte du PAG ont été relevés au sein des groupes de discussion. Ces constats et propositions ne sont pas repris dans le présent rapport dans leur ensemble, mais seront transmis aux services municipaux compétents.

Grund

Les résidents du quartier Grund sont fiers de voir leur lieu de résidence faire partie du patrimoine mondial classé par l’Unesco. Ce qui les unit est un sentiment d’appartenance et une identification par rapport à leur quartier, dont ils apprécient particulièrement le patrimoine historique et culturel ainsi que le caractère villageois. Afin de maintenir cet aspect pittoresque, les résidents du Grund sont persuadés que le nouveau PAG de la Ville de Luxembourg devra tenir compte de ces garants de qualité de vie, à savoir la protection des espaces verts, de l’environnement (e.a. par la rénaturalisation de la Pétrusse) et du patrimoine bâti.

Pourtant, d’après les résidents du Grund, certains éléments dans leur quartier, portent atteinte à cette apparence pittoresque de leur lieu de résidence. Ainsi, le trafic de transit excessif et la pénurie d’emplacements de parking ont été des sujets abordés à plusieurs reprises lors de la réunion. De plus, les résidents se plaignent de l’excès de vitesse existant sur les routes nationales traversant le quartier, une source de danger pour piétons et cyclistes, qui au vu du manque d’itinéraires cyclables en bon état, sont forcés de passer par les mêmes routes que les automobilistes. Il s’ajoute que l’éclairage est insuffisant de passages pour piétons, comme il est le cas pour la place Schmidt, qui sert  aussi en tant que lieu de ramassage scolaire.

Dans l’esprit d’un apaisement du trafic, les résidents proposent diverses mesures comme la mise en place de zones limitées à 30km/h, des ralentisseurs, ou des mesures plus draconiennes comme la fermeture de certaines routes ce qui pourrait motiver les personnes de miser davantage sur un concept de mobilité orienté transports publics et mobilité douce. Au vu du manque de lieux de rencontre et de places publiques au Grund, la fermeture saisonnière, p.ex. de la Place Schmidt en période estivale, pourrait procurer l’espace nécessaire pour des lieux de rencontre, garants de cohésion sociale. De plus, ces lieux de rencontre libérés du trafic pourraient servir de place de marché, strictement nécessaire au vu du manque de commerce de proximité dont se plaignent une grande partie des personnes présentes.

En termes de construction de nouveaux bâtiments, les résidents soulignent l’importance d’une offre en logement adaptée aux besoins des familles. D’après eux, la construction de résidences et de logements intergénérationnels seraient une solution permettant d’augmenter la mixité sociale au sein du quartier. Afin de garantir un maximum de qualité de vie, les résidents ont demandé la mise en place de sentiers pédestres et d’itinéraires cyclables (ou la rénovation d’itinéraires cyclables existants, p.ex. celui entre les quartiers Grund et Clausen). A ce sujet, la mise en place d’un passage piéton à la fin du « Wenzelwee » fut une autre revendication.

La protection du bâti existant a été un autre sujet important lors des discussions. Ainsi, les résidents sont d’avis que les constructions et infrastructures existantes contribuent énormément au charme de leur quartier et sont donc à conserver ! Ceci est p.ex. le cas pour les anciennes maisons des gardiens de prison et pour le bâtiment de l’ancienne école. Les résidents du Grund proposent d’y aménager des lieux à vocation touristique ou artistique.

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Clausen

Les résidents de Clausen attestent un grand charme à leur quartier. A côté de son caractère villageois et de ses multiples espaces verts, les résidents sont particulièrement satisfaits de leur connexion au réseau des transports en commun. Pourtant, une grande majorité de résidents de Clausen se plaignent de l’abattement d’arbres au sein de leur quartier, une perte considérable d’espaces verts et par conséquent de qualité de vie. Le maintien du cachet vert de leur quartier leur tient donc particulièrement à cœur. Ainsi, ils proposent de valoriser davantage le territoire du site Mansfeld en lui accordant la fonction d’un lieu convivial et de rencontre, tout en aménagement des logements le long de la rue Malakoff, le tout dans le respect du patrimoine bâti et du parc historique. L’aménagement d’un parc relié à l’Alzette et à la place de l’église, dans le respect des anciennes fontaines, équipé d’une aire de jeux a été discuté.

Afin de garantir que le quartier garde son caractère pittoresque et sa valeur historique, les résidents s’opposent à la construction de nouvelles résidences dans leur quartier et expriment leur préférence pour des logements sous forme de maisons unifamiliales plus adaptées à l’apparence générale de leur quartier. Ces constructions devront pourtant tenir compte de la situation topographique particulière du quartier, entouré de versants, et du bâti existant.

La protection du patrimoine bâti constitue une autre priorité exprimée par les résidents. Au vu de la détérioration de certains bâtiments historiques, une rénovation voire une meilleure protection de ceux-ci figure parmi les exigences formulées par les résidents.

De plus, les résidents se sont plaints du manque de lieux de rencontre et de l’absence d’une aire de jeux, infrastructures essentielles pour garantir une cohésion sociale et une vie conviviale au sein du quartier de Clausen. Dans ce sens, les résidents proposent de réaffecter des infrastructures existantes, comme p.ex. l’ancienne école de Clausen ou l’église du quartier. A leur avis, ces lieux pourraient servir d’espace de rencontre.

Une offre adéquate en commerces de proximité a été une autre exigence de la part des riverains, qui sont obligés de se déplacer au centre-ville pour faire leurs courses.

L’excès du trafic de transit et de vitesse a été un autre point important abordé par les résidents. Ceci est surtout le cas pour les rues Wilhelm et Malakoff, (p. ex. vers l’école Ste Sophie) dans lesquelles le trafic constitue un véritable danger pour les riverains, piétons et cyclistes. Une suggestion de la part des résidents est de clôturer cette route pendant des périodes précises moyennant une borne automatique. Autre souci important : l’amélioration et la sécurité d’itinéraires pour vélos et la pénurie d’emplacements de stationnement. A ce sujet, les résidents pensent que la mise en place de parkings privés pour riverains et visiteurs serait une approche appropriée.

Au niveau des infrastructures techniques en relation avec les crues de l’Alzette des améliorations seraient nécessaires.

Pfaffenthal

Les résidents du quartier Pfaffenthal apprécient particulièrement le caractère villageois qui règne au sein du Pfaffenthal. Ainsi, les résidents sont fiers de vivre dans une partie du patrimoine historique de la ville de Luxembourg dans lequel ils sont littéralement entourés d’histoire – et ceci, à proximité du centre-ville.

D’après les résidents, la construction de nouveaux logements s’est faite à charge de l’environnement et du patrimoine bâti dans le passé. Les résidents se plaignent de la mauvaise intégration de certaines nouvelles constructions dans le bâti existant et de la destruction des espaces verts et des côtes rocheuses lors de la construction de nouveaux bâtiments. Etant donné que le caractère villageois du quartier dépend fortement de l’architecture du patrimoine bâti, les résidents suggèrent de renforcer les efforts investis dans la protection et dans la rénovation d’anciennes maisons (entre autres des maisons appartenant à la Ville de Luxembourg) porteurs du charme du quartier.

De plus, les résidents expriment leur besoin d’un lieu de rencontre, ou d’un centre de localité qu’ils proposent de mettre en place près de l’église. Face à un manque d’un jardin communautaire, d’un distributeur d’argent et de commerces de proximité, les résidents sont, jusqu’à l’heure actuelle, obligés de se rendre dans les quartiers environnants pour faire leurs courses. Les résidents considèrent que le futur ascenseur vers la Ville Haute ainsi que l’arrêt “Pont rouge” vers le Kirchberg constituent d’importants atouts pour leur quartier et estiment que l’axe de liaison entre ces deux éléments sera propice au développement de commerces.

Comme dans les autres quartiers, l’excès de trafic et de vitesse constitue un problème important au niveau du quartier de Pfaffenthal. Une grande majorité des résidents se plaignent également de la pénurie d’emplacements de stationnement au quartier.

Les liaisons piétonnes et cyclables directes entre les différents quartiers sont souvent peu intéressantes voire dangereuses (p.ex. la rue Sosthène Weis  pour aller du Pfaffenthal vers le Grund), les trottoirs sont étroits, la vitesse du trafic est importante et il y a peu de mobilier urbain intéressant. Il serait important de prévoir des aménagements intéressants et sécurisés pour les déplacements piétons et cyclistes.

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Neudorf 

Les résidents du quartier de Neudorf présents lors de la réunion éprouvent tous un fort sentiment d’appartenance par rapport à leur quartier, qui se caractérise par ses nombreux espaces verts, sa proximité par rapport aux autres quartiers et au centre ville, ainsi que sa mixité sociale.

Pour les résidents, la protection de l’environnement naturel et du cachet vert du quartier joue un rôle très important et est considéré comme garant d’une qualité de vie. Pourtant, les espaces verts et récréatifs sont, d’après les résidents, difficilement accessibles. Les personnes vivant dans le quartier de Neudorf souhaitent donc que ces espaces soient valorisés, voire protégés davantage. Ceci est p.ex. le cas pour la forêt derrière la Brasserie Henri Funck. Une grande partie de citoyens se sont plaints du mauvais état des sentiers pédestres qui sont difficilement accessibles et qui manquent de propreté (attribuable au manque de mobilier urbain p.ex. manque de sachets pour déchets canins).

L’importance de la protection de l’environnement, entre autres lors de nouvelles constructions, traduit par le souci de nombreux résidents des chutes de pierres, provoquées d’après eux par la construction insoucieuse dans les versants rocheux. Dans ce contexte, la modification de la partie écrite du PAG en vigueur, qui a été effectuée par le conseil communal en 2013 et  qui exige une distance de 4m entre les nouvelles constructions et la paroi rocheuse, a été saluée par les participants.

Afin de continuer à maintenir une bonne mixité sociale et de faire face à la demande de logements, les résidents du quartier Neudorf revendiquent la construction de nouveaux bâtiments à cet effet, tout en veillant au maintien d’une structure bâtie cohérente de leur quartier. L’intégration harmonieuse de nouvelles constructions dans le bâti existant, voire le patrimoine bâti, leur tient particulièrement à cœur. C’est dans cet esprit, que certains participants rejettent l’idée d’un pont pour piétons et cyclistes entre les quartiers de Cents et de Kirchberg, projet entravant l’apparence du quartier. L’objectif à atteindre serait donc de maintenir le tissu urbain typique pour le quartier de Neudorf, notamment par le maintien des petites structures et typologies ainsi que d’éviter des constructions aux gabarits trop importants. Pourtant les résidents se rendent compte que la construction de nouveaux logements provoquera une intensification de la pénurie en emplacements de parking.

Les résidents du quartier Neudorf doivent également affronter une situation de trafic de transit et de trafic de passage excessifs. De plus, de nombreux visiteurs de la réunion se plaignent de l’excès de vitesse (surtout dans le rue de Neudorf), un danger pour les piétons et les cyclistes.  Une proposition des résidents est de créer des trottoirs plus larges, plus « vivants » (p.ex. par des plantations d’arbres et l’aménagement de l’espace public) et plus de passages piétons afin d’assurer la sécurité des piétons. De plus, ils suggèrent de miser davantage sur un concept de mobilité douce, entre autres par l’aménagement de sentiers pédestres et d’itinéraires cyclables.

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Résumé

Un constat qui a été relevé par l’ensemble des groupes de discussion, est la présence d’un patrimoine bâti très intéressant et intacte, mis à part quelques accidents dans les versants de vallées et en particulier à Neudorf. C’est ce patrimoine bâti qui donne une ambiance particulière et une identité et plus globalement une entité propre aux quartiers faubourgs le long de l’Alzette.

Le PAG doit garantir le maintien des caractéristiques du tissu bâti existant, mais aussi le développement d’ensembles contemporains garantissant une mixité sociale.

Un autre point qui fait l’unanimité dans tous les quartiers est l’importance du trafic sur les voies principales de circulation, qui provoque un sentiment de danger auprès des piétons et cyclistes, beaucoup de nuisances sonores et le débordement du trafic sur les voies secondaires. Bien que le problème soit difficile à régler à cause de la situation en fond de vallée, les participants souhaitent la mise en place de mesures d’apaisement du trafic permettant de réduire la vitesse par des aménagements physiques qui diminuent l’effet linéaire des pénétrantes, ce qui favorise la vitesse des conducteurs : rétrécissement de la chaussée, augmenter la largeur des trottoirs, réduire les encombrements sur les trottoirs,… Le manque d’emplacements de stationnement publics pour les résidents et les visiteurs a également été relevé, avec plusieurs propositions en ce sens.

L’offre des transports en commun est plutôt appréciée, mais il a été relevé que pour beaucoup de déplacements entre différents  quartiers il faut passer par le centre-ville.

Il y a eu unanimité également sur le fait que se déplacer à pied ou à vélo dans ces quartiers est peu intéressant voire dangereux en raison des trottoirs étroits et souvent encombrés, de la vitesse du trafic,…
La mixité sociale et des fonctions est un autre point positif qui a été relevé lors des discussions dans l’ensemble des quartiers. Toutefois, il serait important de créer des lieux de rencontre propres à chaque quartier, afin d’augmenter le sentiment d’appartenance au quartier et de favoriser une plus grande convivialité. Il a été proposé d’aménager des nouvelles places publiques et de chercher des solutions pour y attirer et maintenir des commerces de proximité.

La qualité des espaces verts et des espaces récréatifs a aussi été relevée. Les versants boisés de vallée donnent un sentiment de bien-être et améliorent la qualité de vie dans les quartiers.
Le PAG devra garantir la sauvegarde et la mise en valeur de ces espaces verts et récréatifs.

Le PAG actuellement en vigueur : le plan Joly

Le PAG en vigueur à l’heure actuelle a été élaboré fin des années 1980 en collaboration avec l’urbaniste parisien Robert Joly. Ce plan, valable depuis le début des années 1990, a depuis sa création, été adapté à diverses reprises afin de tenir compte de développements récents. Jusqu’à ce jour, le plan Joly constitue donc le cadre légal pour le futur développement urbain de la Ville de Luxembourg.

Pour plus d’infos, veuillez consulter les parties graphique et écrite du plan Joly.

M. Kuhn, en tant que Président de la Chambre des Métiers, quelles sont, à votre avis, les exigences des entreprises artisanales par rapport au nouveau PAG ?

La refonte du PAG impacte l’artisanat à plusieurs niveaux. L’artisanat a une longue tradition sur le territoire de la Ville de Luxembourg, que ce soit l’alimentation artisanale mais aussi les petites PME et ateliers de production qui étaient implantés dans tous les quartiers de la Capitale.

Au fil des décennies, la Ville et aussi l’artisanat ont évolué. Les entreprises artisanales ont gagné en taille et se sont modernisées. Pour se développer, la plupart d’entre-elles ont dû quitter l’espace intra-urbain pour s’installer à la périphérie. Pour permettre aux entreprises de se développer sur le territoire, le PAG devra donc prévoir une offre adéquate en sites d’implantation dans les zones d’activités.

La construction est une autre priorité de l’artisanat. Le Ville de Luxembourg est un centre d’attraction en pleine évolution. L’offre en logement ne doit pas perdre le pas sur le développement économique. Le PAG devra donc mettre un accent particulier sur la création de logements pour faire de la Ville un lieu de vie au même titre qu’un lieu de travail. Les entreprises artisanales se voient partenaires de la Ville de Luxembourg pour accompagner son développement qualitatif.

Au Luxembourg, 6.300 entreprises artisanales occupent 80.000 salariés, c.à.d. chaque cinquième salarié parmi la population active travaille dans une entreprise artisanale.

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M. Wendling, quel sont, à votre avis et en tant que chargé de direction d’Inter-Actions, les principaux défis que doit relever le PAG vis-à-vis des jeunes dans la ville de Luxembourg ?

Comme beaucoup de résidents de la ville de Luxembourg, les jeunes souhaitent que le nouveau PAG de la capitale tienne compte de la protection et du maintien des zones vertes et de zones de rencontre qui s’avèrent indispensables pour leur vie sociale au quotidien.

Mais les réflexions des jeunes n’en restent pas là. Auprès des adolescents avec lesquels j’ai parlé, une majorité se rend bien compte, que le développement urbain d’une ville doit tenir compte de la qualité de vie de tous ! Ainsi, ils sont, tout comme moi, persuadés, qu’il n’y aura pas de développement urbain durable et homogène si la pauvreté urbaine n’est pas diminuée et maitrisée.

A côté de ces défis sociaux, une offre en logements adaptée aux besoins des jeunes constitue un autre défi que la Ville de Luxembourg devra relever avec la révision de son PAG. Ainsi, faute d’une offre suffisante, voire faute de moyens financiers, beaucoup de jeunes sont, dans leur désir d’abandonner le nid familial, forcés à trouver un logement en dehors du territoire de la ville de Luxembourg ou même du Grand-Duché – en s’éloignant ainsi leur cercle d’amis et leur environnement habituel.

M. Luc Wendling est chargé de Direction pour l’association Inter-actions en charge des quartiers de la Gare de Gasperich de Bonnevoie  de Sandweiler et de Leudelange et encadre, entre autres, le service Streetwork de la Ville de Luxembourg.

MWendling

M. Steinmetz, comment qualifieriez-vous le développement urbain des années passées de la ville de Luxembourg?

De plus en plus de personnes ont tendance à vouloir s’installer dans la ville de Luxembourg. Ceci s’explique, d’un côté par la qualité, la mobilité et la mixité des fonctions et des services de la ville de Luxembourg. D’un autre côté, de nombreuses personnes se rendent compte, qu’elles sont « prisonnières de leur voiture ». Le fait qu’une majorité des employés au Luxembourg travaille dans la capitale, mais habite en dehors du territoire de la ville de Luxembourg, les force à prendre leur voiture ou faire recours aux transports publics pour se rendre à leur lieu de travail, faire des courses, aller au restaurant, rendre visite à des amis, … – une perte de temps considérable.

Afin de réagir à cette situation, il est nécessaire de créer et de développer une offre en logements qui sache répondre aux besoins des futurs résidents, qu’il s’agisse de familles, de ménages monoparentaux, de célibataires, ou autres.

Cependant, ces exigences devront tenir compte du patrimoine historique existant. Après tout, la diversité des différentes époques de la ville de Luxembourg est taillée dans les pierres des édifices qui témoignent des tendances et du goût des époques d’antan. Les nouvelles bâtisses  devront donc à leur manière s’intégrer  de façon à contribuer à l’apparence générale de la ville, sachant qu’elles feront elles-mêmes partie du patrimoine historique futur.

M. Nico Steinmetz est Président de la Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie

MSteinmetz

Madame Herrmann, à votre avis et en tant que Présidente de l’Union des Syndicats d’Intérêts Locaux de la Ville de Luxembourg (USILL), où voyez-vous les principaux défis que doit relever le nouveau PAG ?

La capitale du Luxembourg se caractérise par sa diversité, que ce soit au niveau de ses 24 quartiers ou de ses 104.000 résidents. Le défi majeur du nouveau PAG de la Ville de Luxembourg sera de procéder à une planification urbaine et rurale dans un esprit de coexistence pacifiqueet de cohérence sociale au sein de la société. A mon avis, le but du PAG sera de trouver le juste milieu permettant de tenir compte des exigences exprimées par les résidents d’un quartier sans que cela soit au détriment de la qualité de vie d’un autre quartier. Ainsi le processus de planification d’un nouveau quartier tel que p. ex. le ban de Gasperich, on devra tenir compte des conséquences sur les secteurs limitrophes.

L’offre en logements représente un défi supplémentaire pour le PAG. Afin de garantir une cohérence sociale au sein de la capitale, il est indispensable que le futur plan d’aménagement général définisse, à long terme, des critères autour du futurdéveloppement urbain et rural de la ville. Celui-ci devra,d’un côté, tenir compte à la fois des exigences des résidents, des employés et des visiteurs. Idéalement, toutes ces revendications devraient être intégrées dans le nouveau PAG.

MmeHerrmann

M. Henzig, à votre avis, quelles sont les exigences par rapport au PAG d’un point de vue économique?

D’un point de vue économique, la Ville de Luxembourg peut être considérée comme une entreprise à part entière. Comme toute autre entreprise elle se voit dans l’obligation de couvrir ses besoins financiers. L’importance d’une riche activité économique, et des recettes qui en découle, notamment en termes d’impôts, est donc évidente.

Afin d’assurer cette source de revenu à long terme, il est important que la Ville continue à maintenir ou à augmenter son attractivité, tant pour les entreprises que pour leurs employés. L’offre d’une qualité de vie et de conditions de travail attractives, p.ex. par le biais d’un concept de mobilité et d’une offre de logements bien conçus, est donc essentielle si l’on souhaite que des entreprises et leurs employés choisissent la ville de Luxembourg en tant que siège de société ou lieu de résidence.

Luc Henzig est Commercial and Public Sector Market Leader du groupe PWC

MLucHenzig

Prof. Dr. Selle, en quoi consiste la participation citoyenne? A quoi ressemble la participation citoyenne dans le contexte du développement urbain de la Ville de Luxembourg ?

Nous pouvons parler de participation citoyenne à partir du moment où les experts, les administrations et la Politique locale tiennent à informer et faire participer le grand public aux démarches d’envergure et s’engagent à chercher le dialogue avec les citoyens. Les différents processus du développement de l’espace urbain et des quartiers admettent différentes approches telles que d’un côté les assemblées d’information pour citoyens, la participation aux tables rondes, la participation en ligne ou de l’autre côté le dialogue direct avec les citoyens et les travaux communs sur place. Dans la plupart des cas, plusieurs de ces approches seront mises en œuvre simultanément.

La Ville de Luxembourg a, de son côté, mis en place une enquête en ligne dans le but d’atteindre un nombre maximal de personnes vivant, travaillant ou visitant la capitale. En outre, les réunions de dialogue que la Ville de Luxembourg organise dans les quartiers permettent de se pencher davantage sur les expériences de la population résidente, tout en sachant que celle-ci connaît exactement l’environnement dans lequel elle vit, travaille ou passe son temps libre ; il s’agit d’experts de la vie quotidienne. Le fait de profiter de l’expertise de ces personnes permet donc d’améliorer l’efficacité de la planification du développement urbain.

Univ.-Prof. Dr. -Ing. Klaus Selle (RWTH Aachen) est expert en participation citoyenne.

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Madame Gengler, combien de PAG différents la Ville de Luxembourg a-t-elle connu dans son histoire ?

Jusqu’à l’heure actuelle, la Ville de Luxembourg a connu en tout trois PAG différents. Il s’agit des plans d’aménagement général Clement, Vago et Joly. Alors que le premier PAG ne connut qu’une courte période de validité, les plans Vago et Joly étaient en vigueur pendant plus ou moins 25 ans chacun.

La  révision du plan Joly qui date des années ’90  constitue donc une étape importante pour le futur développement de la capitale. En effet c’est grâce à ce document légal, caractérisé par une certaine rigidité, que la Ville de Luxembourg est  capable d’assurer la planification du développement urbain à long terme – un développement dont dépendra la qualité de vie d’un grand nombre de personnes. C’est donc à présent qu’il faudra, à l’aide du nouveau PAG, poser les jalons pour l’avenir.

Mme Sonja Genger est Chef du Service de l’urbanisme de la Ville de Luxembourg

MmeGengler

Mme Zeyen, comment définiriez-vous un plan d’aménagement général (PAG) ?

Le plan d’aménagement général (PAG) est l’instrument central permettant de planifier le développement urbain d’une commune. En tant que concept stratégique, il est basé sur une analyse approfondie des structures existantes, dont la typologie du bâti, le patrimoine culturel et naturel, l’évolution de la population ainsi que les éléments sociaux et économiques.

Avec l’objectif d’un développement cohérent et durable du territoire d’une commune, le PAG définit les zones urbanisées et les zones vertes. Dans le détail, il précise les quartiers d’habitation et à caractère mixte, les centres de rencontre et d’approvisionnement, les zones d’activités, les espaces  nécessaires aux équipements publics ainsi que les couloirs garantissant une mobilité adaptée aux différents modes de transport. Ainsi, le PAG n’est pas une image des fonctions existantes mais un cadre pour le futur développement.

Pour la Ville de Luxembourg, le principal défi lors de l’élaboration du PAG est l’organisation spatiale de la croissance urbaine tout en respectant les structures existantes et la diversité de la ville de Luxembourg ainsi que les spécificités de chaque quartier afin de garantir des conditions de vie et de travail adaptées aux besoins de notre temps.

Mme Chantal Zeyen, aménageur-urbaniste, mène en tant qu’associée le  Bureau d’études Zeyen+Baumann chargé de la mise en place du nouveau PAG de la Ville de Luxembourg.

d.g.à.d. Prof. Dr. Klaus Selle Mme Chantal Zeyen

Interviews avec les intervenants de la conférence de lancement

Si vous n’avez pas pu assister à l’une des deux conférences de lancement et souhaitez en savoir plus au sujet du PAG, alors le Blog PAG de la Ville de Luxembourg vous propose d’ici peu des interviews avec les intervenants invités.

Date de la réunion de dialogue dans votre quartier

La date de la réunion de dialogue dans votre quartier est disponible ici.

2e conférence de lancement marquée par le succès

Afin de répondre à la demande de nombreux visiteurs qui n’ont pas pu assister, faute de places disponibles, à la première conférence de lancement le 22 janvier 2014, une deuxième édition de celle-ci a eu lieu le 30 janvier 2014 au sein du studio du Grand-Théâtre de la Ville de Luxembourg.

Voici quelques impressions de la soirée marquée par le succès.

2e édition de la conférence de lancement

Suite au succès de la conférence de lancement de mercredi soir au Cercle Cité, la Ville de Luxembourg organisera une deuxième édition de la conférence de lancement. Celle aura lieu le jeudi prochain, le 30 janvier 2014, au Studio du Grand Théâtre à 18h30.

Des experts en la matière fournissent des informations au sujet du développement urbain, du plan d’aménagement général et des possibilités de participer à l’élaboration de celui-ci.

Adresse : 1, rond-point Schumann
Durée : +/- 90 minutes
Modération : Nathalie Reuter et Sarah Cattani
Conférence en langue luxembourgeoise avec traduction orale directe en français et anglais

Quelques impressions de la conférence de lancement (22/01/2014)

Bientôt une deuxième édition de la conférence de lancement !

Suite au succès impressionnant de la conférence de lancement de la participation citoyenne dans le cadre du processus de révision du plan d’aménagement général (PAG) qui a eu lieu hier au Cercle Cité, la Ville de Luxembourg proposera une deuxième édition de la conférence de lancement.

Plus d’infos prochainement.

Bienvenue sur le blog du projet participatif PAG de la Ville de Luxembourg !

Dans le cadre du processus de révision du plan d’aménagement général (PAG), la Ville de Luxembourg mise sur votre savoir et votre opinion ! (Votre avis compte ! Participez ici !)

Grâce à la mise à jour régulière de ce blog, restez à la pointe de l’actualité du projet participatif PAG de la Ville de Luxembourg. Quel est l’état des lieux ? Quelles seront les prochaines actions prévues ? Ce blog vous fournira les réponses à ces questions.

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