M. Kuhn, en tant que Président de la Chambre des Métiers, quelles sont, à votre avis, les exigences des entreprises artisanales par rapport au nouveau PAG ?

La refonte du PAG impacte l’artisanat à plusieurs niveaux. L’artisanat a une longue tradition sur le territoire de la Ville de Luxembourg, que ce soit l’alimentation artisanale mais aussi les petites PME et ateliers de production qui étaient implantés dans tous les quartiers de la Capitale.

Au fil des décennies, la Ville et aussi l’artisanat ont évolué. Les entreprises artisanales ont gagné en taille et se sont modernisées. Pour se développer, la plupart d’entre-elles ont dû quitter l’espace intra-urbain pour s’installer à la périphérie. Pour permettre aux entreprises de se développer sur le territoire, le PAG devra donc prévoir une offre adéquate en sites d’implantation dans les zones d’activités.

La construction est une autre priorité de l’artisanat. Le Ville de Luxembourg est un centre d’attraction en pleine évolution. L’offre en logement ne doit pas perdre le pas sur le développement économique. Le PAG devra donc mettre un accent particulier sur la création de logements pour faire de la Ville un lieu de vie au même titre qu’un lieu de travail. Les entreprises artisanales se voient partenaires de la Ville de Luxembourg pour accompagner son développement qualitatif.

Au Luxembourg, 6.300 entreprises artisanales occupent 80.000 salariés, c.à.d. chaque cinquième salarié parmi la population active travaille dans une entreprise artisanale.

MKuhn