Rapport de la réunion de dialogue des quartiers Merl, Belair et Hollerich

La cinquième réunion de dialogue des quartiers Merl, Belair et Hollerich a eu lieu le 22 avril 2014 dans le Centre culturel de Hollerich. Plus de 150 personnes ont participé à la cinquième des 10 réunions de dialogue qui ont lieu dans le cadre de la révision du PAG de la Ville de Luxembourg. Le grand nombre de participants à cette réunion montre l’intérêt particulier des résidents et visiteurs qui souhaitent s’investir dans la conception du futur développement de leur quartier respectif.

Après un mot de bienvenue de Lydie Polfer, bourgmestre de la Ville de Luxembourg, Chantal Zeyen du bureau d’études Zeyen+Baumann a brièvement présenté les caractéristiques démographiques de la ville et des quartiers respectifs ainsi que les résultats de l’enquête en ligne des répondants des quartiers Belair, Hollerich & Merl.

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Par la suite, les personnes présentes ont été invitées à former 6 groupes de discussion, accompagnés par des urbanistes participant à l’élaboration du nouveau PAG de la Ville de Luxembourg. Les membres de ces groupes ont été invités à discuter ouvertement et pendant une heure, sur les sujets suivants :

  • Points forts et faibles de leur quartier respectif,
  • Priorités de développement pour leur quartier respectif,
  • Idées et mesures concrètes pour améliorer la qualité de vie dans leur quartier.

A la fin de la réunion de dialogue, Lydie Polfer a remercié cordialement toutes les personnes présentes d’avoir contribué à cette expérience particulièrement positive. De plus, elle tient à assurer que les remarques, critiques, suggestions et idées seront, dans la mesure du possible, prises en considération lors de l’élaboration du nouveau PAG, qui sera présenté de manière officielle mi-2015. Dès à présent, elle invite le public à la réunion finale qui aura lieu le 1er juillet 2014 à 18h30 au centre culturel « Tramsschapp » au Limpertsberg et qui clôturera le projet de participation citoyenne.

Plusieurs constats et propositions n’ayant pas un rapport direct avec la refonte du PAG ont été relevés au sein des groupes de discussion. Ces constats et propositions ne sont pas repris dans le présent rapport mais seront transmis aux services municipaux compétents.

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Belair

Il est ressorti des discussions, qu’il y a une continuité / complémentarité entre les quartiers Belair, Merl et Hollerich, une constatation qui est positive pour cette partie de la Ville. Ceci s’observe au niveau des liaisons fonctionnelles entre ces trois quartiers, qui forment un ensemble homogène. , Le Parc de Merl, les offres commerciales et les services de proximité sont des exemples de complémentarité entre ces trois quartiers.

Bien que l’offre combinée de ces trois quartiers constitue un réel avantage, l’offre dans les différents quartiers reste à améliorer. Ainsi à Belair, il manque un centre de quartier propre.. À part des espaces publics existants, la consolidation d’un centre de quartier pourrait créer un lieu de rencontres pour les résidents des différents groupes d’âges.

Les participants trouvent regrettable l’offre commerciale des stations de services sur la route de Longwy fait souffrir une partie des commerces et services de proximité des secteurs à caractère résidentiel. Par contre, les structures commerciales et de services se sont maintenues dans le secteur du supermarché sur l’avenue du Dix Septembre. La mise en valeur de l’offre commerciale est une priorité pour le développement du quartier.

La majorité des résidents se sont dits très satisfaits de la qualité de vie dans leur quartier. La structure bâtie, la tranquillité du quartier et la proximité du centre ville sont les atouts majeurs du Belair et le rendent très attractif. Malheureusement, cette attractivité se reflète aussi dans le prix d’achat et le loyer des logements qui sont très chers.

En général, la mixité des fonctions est appréciée. Les bureaux, services commerciaux et les équipements publics animent le quartier au quotidien. Depuis quelques années, on remarque un développement accru des agences immobilières, plus ou moins 18 ont été comptés en proximité de la place de France. Ceux-ci reprennent les locaux utilisés auparavant par les commerces de proximité, qui arrivés au terme de leur contrat de bail, n’ont plus les moyens de payer les prix du marché. Les participants souhaitent une réflexion de la ville en ce sens : , Comment maintenir les services et commerces de proximité ? Est-ce que l’offre de locaux commerciaux ou artisanales est adapté aux exigences modernes,(taille des locaux, l’accessibilité, etc.) ? Comment éviter la prolifération d’agences immobilières dans les quartiers résidentiels ?

Belair est caractérisé par un tissu urbain de qualité et une architecture intéressante et relativement homogène. La multitude de petites places et placettes et l’aménagement des espaces-rue créent des espaces publics à caractère urbain intéressant et facilement accessible à pied. Il est souhaité qu’il y ait plus de lieux de rencontre pour les jeunes et que le nombre de bancs publics soit augmenté et mieux réparti. Il y a eu la proposition des bancs sponsorisés comme cela se fait dans d’autres pays par ex. en Angleterre. Il manque également un lieu de rencontre central, comme une place publique pour l’organisation d’événements citoyens.

La mixité des typologies de logements(unifamiliaux et appartements), est bonne, mis à part le nouveau lotissement près du Val Sainte-Croix. La plupart des participants approuvent le fait qu’il y ait peu de grandes résidences et souhaitent que la typologie caractéristique du quartier soit maintenue. Néanmoins, une charte des couleurs et des matériaux de façade devrait être imposée.

Les maisons unifamiliales en bande, comme celles de l’ancien projet de la SNHBM, offrent une très bonne qualité de vie malgré leur parcellaire et leur taille relativement petite, et sont décrites comme de bons exemples pour la richesse du patrimoine bâti du quartier. Par rapport aux nouveaux logements crées ou en développement autour du Val Sainte-Croix et de la rue des Aubépines, les participants craignent la création de “quartiers dortoirs” et une densité d’habitation trop élevée.

Il est ressorti de la discussion qu’il y a plusieurs maisons unifamiliales vides ou abandonnées dans le quartier, malgré une grande demande pour des logements. Ce phénomène est probablement dû à la spéculation, mais aussi au vieillissement d’une partie de la population du quartier, qui n’habite plus leur maison. Les participants craignent que plusieurs maisons soient démolies et remplacées par de grandes résidences, par exemple autour de la place de France.

Au niveau des infrastructures publiques, le quartier est bien équipé. Cependant, les participants souhaiteraient que les équipements comme la nouvelle piscine et certaines infrastructures sportives autour du stade, soient ouvertes au public en dehors des périodes réservées aux écoles, le soir, le week-end, les jours fériés. Compte tenu de la croissance de population actuelle et à venir, les participants craignent que la capacité des infrastructures scolaires ne soit pas suffisante.

L’offre en termes de parcs et d’aires de jeux est satisfaisante dans le quartier, mais le concept des espace libres dans le nouveau quartier Val Sainte-Croix ne l’’est pas ., Il n’y a ni de grand espace vert central, ni de place de rencontre, …. Le parc du nouveau CIPA (couvent), est un élément très positif du quartier et doit être préservé.

Il semble que le développement des crèches au sein des quartiers d’habitation cause certaines nuisances (bruit, trafic, …), et les participants souhaitent qu’une politique de localisation des futures crèches soit mise en place, afin de réduire ces nuisances.

Les résidents estiment que la charge de trafic est trop importante dans le quartier, en particulier sur les principaux axes et aux heures de pointes. Il a aussi été relevé que le code de la route et les limitations de vitesse ne soient pas respectées, en particulier dans les zones 30,. Certaines personnes ont préféré rétablir le système d’encoches dans les trottoirs pour les arrêts de bus.

De même, des problèmes avec la délimitation des zones du parking résidentiel et un manque de places de stationnement, surtout à proximité des offres commerciales, ont été discutés. La Ville devrait contrôler davantage les transformations de jardin en façade au détriment d’emplacements de stationnement.

La topographie du quartier et la configuration des rues favorisent les déplacements à pied et à vélo. Cependant la charge de trafic durant le jour et les coupures entre le quartier et le centre ville (boulevards Grande-Duchesse Charlotte, Joseph II ainsi que la place Churchill) décourage plusieurs résidents de circuler en vélo, sans pour autant de prendre en considération des critères de sécurité. Le réseau de pistes est bien en général, mais il manque des tronçons sur quelques grands axes routiers, par ex. l’avenue du Dix Septembre, l’avenue Monterey, (…).

Globalement les transports en communs sont jugés très bons, malgré des problèmes de fluidité pendant les heures de pointes, un manque d’offre le dimanche et l’obligation de passer par le centre ville pour la plupart des liaisons inter quartiers.

Les participants ont salué l’initiative de la Ville d’organiser cette réunion de dialogue dans le cadre du projet de nouveau PAG et une telle démarche devrait également être initiée dans le cadre de projets structurants pour le développement futur du quartier, dont les projets autour de la place de l’Etoile et le site du stade “Josy Barthel”, information et consultation lors de l’élaboration des futurs projets.

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Hollerich

Les principaux points positifs qui sont ressortis de la discussion sont: la proximité du centre ville, la présence de la gare et l’offre d’équipements publics, dont les écoles, le tout facilement accessible à pied. Un autre aspect positif du quartier est l’offre de commerces et services de proximité, combiné avec l’offre complémentaire du centre ville pour les besoins quotidiens. Toutefois, il ressort que cette offre de services et commerces de proximité a diminué au cours des dernières années et qu’elle est généralement à la limite ou en dehors du quartier.

Malheureusement, plusieurs participants relèvent une diminution de la qualité de vie dans le quartier depuis quelques années, en particulier à cause de l’augmentation des nuisances liées à la drogue et à la prostitution, qui selon plusieurs est en augmentation constante et de plus en plus dispersé dans le quartier. Les participants constatent également une augmentation des problèmes de délinquance et de sécurité, qui, il y a quelques années encore, se limitaient plutôt au quartier de la gare. La population a le sentiment que les pouvoirs publics ne font pas suffisamment de contrôles en ce sens.

Dans les secteurs résidentiels, les participants observent plusieurs transformations de logements en bureaux, surtout pour des professions libérales. Ce changement d’affectation, en plus de diminuer l’offre en logements, fait augmenter le prix des loyers et fait augmenter la charge de trafic à l’intérieur des quartiers d’habitation, diminuant ainsi la qualité de vie des résidents. Certaines personnes ont explicitement demandé à réduire le nombre de grands bâtiments de bureaux (route d’Esch).

Il est déplorable qu’au cours des dernières années il y a eu beaucoup de démolition de maison ou d’ensemble représentant un intérêt patrimonial, et les participants considèrent que les projets de développement futur du quartier doivent respecter davantage les caractéristiques du tissu bâti existant. La rue de Nassau et la rue Baudouin, avec ses maisons ouvrières, sont données comme exemple de secteurs où le tissu bâti doit être préservé comme éléments typiques du quartier.

La hauteur maximale des constructions dans le secteur de la route d’Esch, entre l’avenue du Dix Septembre et le siège de la BIL, devra être réduite afin de garder une échelle humaine. Les reculs avant dans la rue de Hollerich devront garantir la construction de nouveaux bâtiments en harmonie avec la physionomie du quartier. Il y a aussi le souhait d’une partie des participants à la réunion de maintenir le site de l’abattoir pour des activités culturelles, entre autre pour des activités pour les jeunes.

Un autre aspect négatif qui a été relevé est l’augmentation des nuisances occasionnées par le trafic, soit le bruit, la pollution, l’encombrement et la sécurité. Les bouchons sont fréquents sur la rue de Hollerich, le principal accès vers le quartier gare. Les axes routiers où il y a une charge importante de trafic, comme la rue de Hollerich et la route d’Eschgénèrent des barrières fonctionnelles et sociales dans le quartier, surtout dans la partie sud du quartier. La charge de trafic est trop importante près du site des lycées, ce qui génère un sentiment d’insécurité, dû en partie au comportement des conducteurs d’autobus qui ne respectent pas les limitations de vitesses et le code de la route.

L’aménagement et l’utilisation de certains espaces publics, comme la place Saints Pierre et Paul qui sert d’aire de stationnement, devraient être repensé dans l’esprit d’un lieu central de rencontre pour le quartier. Une telle place publique donnant la priorité aux piétons, garantirait le maintien des commerces et services de proximité, des cafés et restaurants avec terrasses, comme c’est le cas actuellement.

Le parc de Merl est considéré comme un espace vert de quartier d’une grande qualité, et il est beaucoup apprécié par la majorité des résidents. Il y a eu la proposition de le renommer « parc de Merl-Hollerich », car il se trouve en fait dans le quartier de Hollerich. Les participants regrettent que le parc sur le site Heintz van Landewyck, aux abords de la rue de Hollerich, ne soit pas accessible au public.

Le parc de la vallée de la Pétrusse est aussi un espace vert important pour les résidents qui contribue à la qualité de vie du quartier. Les participants souhaitent que l’environnement naturel du parc soit maintenu, par exemple qu’il n’y ait pas de nouvelles constructions dans la rue de la Semois. Il y a aussi la demande pour l’aménagement d’une liaison piétonne et cyclable directe entre les deux versants de la vallée, par une passerelle, pour les personnes à mobilité réduite et pour une meilleure sécurité le soir.

Le quartier de Hollerich dispose d’un grand potentiel de développement urbain pour l’ensemble de la Ville. Ce potentiel se répartit principalement sur les sites de l’aciérie Paul Wurth, le site Heintz van Landewyck, la Porte de Hollerich et l’ancien abattoir. Le développement du site Paul Wurth et du site Heintz van Landewyck devra intégrer le patrimoine industriel encore existant, notamment par la préservation du bâtiment Heintz van Landewyck et certains bâtiments de l’aciérie. Il y a eu la proposition de créer des logements, des services, une pépinière d’entreprise et des espaces culturels sur ce site. Le parc Heintz van Landewyck devrait être maintenu et ouvert au public, sans nécessairement attendre le développement du projet dans son ensemble.

Quant au projet de Porte de Hollerich, les résidents saluent l’initiative de marquer une entrée de ville plus urbaine en donnant moins d’importance à la voiture. Néanmoins, le projet qui est en discussion depuis plusieurs années est critiqué par les résidents sur plusieurs points dont le gabarit des bâtiments, la création d’espaces libres de qualité et le trafic engendré. Les participants souhaitent pour le développement du site de la Porte de Hollerich une bonne cohérence de l’architecture en harmonisant la hauteur des nouveaux bâtiments avec celles des structures existantes, une mixité des fonctions et un concept de mobilité contemporain. Il sera aussi très important de garantir la création de centres d’animation, comme des places publiques accueillant des commerces et services de proximité, et qui permettent en plus l’organisation d’événements citoyens, endroit qui fait défaut actuellement dans ce secteur de Hollerich. Il y a eu de participants qui ont beaucoup insisté sur le fait de bien connecter le projet Porte de Hollerich au quartier et de ne pas créer une île isolée.

Les participants souhaitent que le réseau de bus soit réorganisé pour augmenter la desserte, le nombre de liaisons, et qu’aux heures de moindre fréquentation des autobus plus petits soient utilisés. L’objectif serait de créer un véritable réseau de liaisons inter-quartier. Il est ressorti des discussions que le réseau des pistes cyclables devrait être développé encore davantage et que la sécurité soit améliorée.

Merl

Les habitants ont relevé le caractère villageois de Merl comme un aspect positif du quartier.Malheureusement cette caractéristique disparait de plus en plus avec les nouveaux projets d’envergure qui ne s’intègrent pas toujours  dans le quartier, entre autre le nouveau développement sur l’ancien site « Luxlait ». Ce projet propose une volumétrie trop massive et atypique du quartier, qui n’est pas en harmonie avec le tissu bâti existant. Les participants demandent une meilleure intégration des nouvelles constructions et une plus grande diversité de type de logement, maisons unifamiliales, bi familiales et plurifamiliales. Le quartier « Am Bongert » a été cité comme bon exemple de quartier du point de vue de la qualité de vie et de la volumétrie.

Les habitants sont d’avis qu’il n’y a pas assez d’aires de jeux, surtout pour les adolescents, qui ne disposent pas suffisamment de lieux de rencontre. Il y a le « parc de Merl », à proximité et quelques îlots de verdure le long de la Pétrusse, mais ceux-ci sont difficilement accessibles.

Les participants souhaitent une place publique, une aire de détente et une aire de jeux au centre de Merl, à l’arrière de l’école. Lors de la présentation des résultats des groupes de travail, Madame Polfer a annoncé que dans le cadre du PAP au centre de Merl, en procédure d’approbation, de tels espaces libres sont prévus.

Il y a aussi l’idée d’une revalorisation du cours d’eau Pétrusse, qui permettrait de créer une liaison piétonne et cyclable vers le centre de la ville, d’augmenter le nombre d’espaces verts et de détente dans le quartier et leur mise en réseau. Dans le même esprit, une trame verte pour piétons et cyclistes devrait être aménagée entre le centre de Merl et le cimetière dans le cadre des PAP à réaliser.

Le réseau de pistes est généralement apprécié, mais il manque des liaisons sur quelques grands axes routiers, ce qui pose un problème de sécurité aux usagers, Il y a aussi des problèmes d’accessibilité pour des personnes à mobilité réduite à quelques endroits, par exemple aux alentours du site de Luxlait, en cours de réalisation.

Un autre point positif du quartier est le grand nombre de places disponibles dans les écoles de quartier. Toutefois, beaucoup de parents conduisent leurs enfants à l’école en voiture, ce qui génère beaucoup de trafic et un sentiment d’insécurité autour des écoles et dans le quartier en général.

Les habitants déplorent aussi la charge de trafic très importante sur la route de Longwy et la rue de Merl. Pour remédier à cette situation un contournement du coté ouest, est prévu le long de l’autoroute. Ce boulevard devrait selon les habitants recevoir uniquement une fonction de mobilité et de transition verte entre l’agglomération et l’autoroute. Les participants ne souhaitent pas qu’il soit bordé de constructions. Les habitants se posent des questions quant au projet d’un nouveau centre de recyclage, qui est prévu aux abords de ce nouveau boulevard.

Le concept de mobilité devrait prévoir que l’autoroute d’Esch se termine plus tôt à l’extérieur de l’agglomération, pour se transformer en boulevard urbain dans le futur quartier de la Porte de Hollerich. Il y a eu aussi la proposition de concevoir les rues résidentielles selon un système de labyrinthes, comme il en existe déjà dans le quartier Limpertsberg.

Un grand souci des habitants est la construction projetée des réservoirs à essence, qui selon le plan sectoriel sont prévus au sud de Merl. Les habitants ne comprennent pas comment un site si près des habitations a pu être choisi. Ces réservoirs auraient un impact énorme sur le quartier de Merl et constitueraient un danger important pour la population. En plus, la construction de ces réservoirs va réduire les surfaces vertes existantes et avoir un impactimportant  sur le paysage.